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Cancer du foie : êtes-vous à risque ?

Publié le par M.Hermassi

Cancer du foie : êtes-vous à risque ?

Depuis une vingtaine d'années, le cancer du foie est en franche augmentation dans notre pays. Heureusement, les progrès en matière de dépistage des hépatites permettent de le prévenir.

1. CANCER DU FOIE : UNE HÉPATITE QUI DÉGÉNÈRE

"9 fois sur 10, le cancer du foie se développe à partir d'une cirrhose elle-même causée par le virus de l'hépatite B ou C ou par l'alcoolisme", explique le Pr Daniel Dhumeaux, hépatologue à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil.

Ce cancer se développe à partir des hépatocytes, les cellules du foie. Il faut 10 à 15 ans de consommation d'alcool ou d'atteinte virale pour voir se développer une cirrhose qui, dans 10 à 20 % des cas, évolue ensuite vers un cancer du foie. Ce risque existe à partir de quatre verres d'alcool (vin ou autres) par jour pour les hommes, deux pour les femmes.

2. CANCER DU FOIE : PENSEZ À FAIRE DÉPISTER L'HÉPATITE

En France, un malade sur deux ignore être porteur de l'hépatite B ou de l'hépatite C. Or on estime que 500 000 personnes seraient touchées par ces affections, transmises par voie sexuelle et sanguine (dans le cas de l'hépatite B) ou par voie sanguine (dans le cas de l'hépatite C). D'où l'importance de se protéger... et de se faire dépister.

"Aujourd'hui, on guérit plus de 50% des hépatites C et l'arrêt de la multiplication virale est assuré dans 80% des cas d'hépatite B traités" insiste le Pr Dhumeaux qui est par ailleurs président du Comité de suivi du programme national hépatites virales au ministère de la Santé.
Les hépatites chroniques B et C sont responsables de 4 000 décès par an dans notre pays, qui s’est engagé dans la lutte contre les hépatites virales dès 1999 par des plans successifs. "Ne pas se faire dépister revient à une perte de chance inacceptable" ajoute le Pr Dhumeaux.

>> A lire aussi : Hépatite C : pourquoi vous faire dépister

3. CANCER DU FOIE : LES TRAITEMENTS EFFICACES

Le cancer du foie peut rester longtemps "muet" et n'être découvert que tardivement. Mais, grâce à une meilleure surveillance des personnes souffrant de cirrhose, on repère aujourd'hui un plus grand nombre de cancers du foie peu développés. On dénombre environ 6000 nouveaux cas par an. Mais à ces cas de cancers dits "primaires" viennent s'ajouter un nombre de tumeurs secondaires, liées à la dissémination de métastases d'une tumeur localisée dans un autre organe. En France, ce sont les hommes qui sont le plus souvent affectés par ce type de cancers secondaires : ils représentent 80% des cas.

Lorsqu'il n'est pas possible d'opérer, mais que la tumeur est assez petite (moins de 3 centimètres) les médecins proposent un traitement par ultrasons qui détruit les cellules cancéreuses. Sinon, ils peuvent envisager une chimioembolisation qui obstruent les vaisseaux qui nourrissent la tumeur accompagnée par une chimiothérapie locale.

Quand la tumeur du foie est opérable, les médecins procèdent à une résection chirurgicale (c'est-à-dire l'ablation de la tumeur). Enfin, il est parfois possible d'envisager la greffe de foie. Cette dernière technique est performante, puisque le taux de survie à cinq ans est de 70 %, mais elle se heurte à la pénurie de greffons.

Auteur : Catherine Cordonnier

Topsante.com

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