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La Semaine des huit jours.

Le livre La semaine des huit jours & 80.000 ANS Acheter La semaine des huit jours & 80.000 ANS



Voici un extrait: 

La semaine des huit jours & 80.000 ans

 

Chapitre 1

 

Vendredi 25 février 1980, Philippe Landry roule au volant de sa voiture, une X.C Diesel. Il vient de quitter son domicile et se rend au Palais des congres . Il doit assister à 20 h 30 à une réunion, suivie d’une soirée donnée par la direction de la firme ou il travaille depuis 12 ans comme architecte. Philippe, habillé en tenue de soirée, était décontracté malgré la circulation encore intense. Il a encore une bonne heure devant lui. Comme d’habitude il a son poste de radio allume et fredonne un air de variété. La nuit était tombée et une fine pluie rend la visibilité médiocre. Les lumières du pont du commerce et du Palais se reflètent et scintillent sur la surface de la Meuse. Quelques bateaux de plaisance amarrés le long de la berge semblent encore hiberner sous leurs bâches de protection.

 Philippe quitte le pont et prit le premier virage à droite pour s’engager dans le parking souterrain du Palais. Il trouve facilement une place et gare sa voiture. La montre du tableau de bord indique 20h12. Il quitte le parking, son attaché-caisse à la main, et emprunte l’escalier qui mène directement à l’intérieur du hall du Palais. Il gagne le vestiaire ou il rencontre quelques collègues

--Salut Philippe!

-- Bonsoir Raymond!

-- Tiens, on t’a laissé sortir tout seul?

--Oui j’ai une permission jusque minuit! non Hélène est restée à la maison pour garder la petite, elle a attrapé la grippe.

--Dommage, Pour une fois que le patron paie à boire et à Manger,

Tout en parlant, l’un et l’autre remettent leur manteau à la préposée du vestiaire et reçoivent leur ticket. En quittant le vestiaire, ils aperçoivent Ms, et Madame Frankie. Philippe et Raymond s’effacent pour laisser passer la somptueuse Mme Frankie. Mme Frankie: la cinquantaine, très maquillée, une coiffure voluptueuse, vêtue d’un ensemble étudié à effacer ses formes quelque peu rondes.

Ms Frankie, Chef comptable, la cinquantaine également, petit, trapu, dégarni, visage colore, l’air absent .

Raymond (Moqueur)

--Bonsoir Mme Frankie, vous êtes ravissante!

Mme Frankie: (souriante)

--Merci!

Philippe & Raymond (en chœur)

-- Bonsoir Ms Frankie

-- Bonsoir messieurs!

Philippe et Raymond, quittent le vestiaire, se retournent sur le couple en se jetant un regard complice.

Chemin faisant vers le bar du hall Raymond dit à Philippe

-- Dis donc, je crois que le Patron nous réserve une surprise!

-- Pourquoi?

-- Tu trouves ça normal qu’aucun de nous ne connaisse le motif exact de la réunion?

--Je crois que tu es le seul à ne pas le savoir.

--comment ça?

-- Tu n’as pas reçu la circulaire avec l’invitation?

-- Et alors? Ça ne disait rien !

--Et bien je te parie que le communique n’est autre que l’accord Du Ministère pour le projet<Mont St Guibert>

--Et la soirée pour nous détendre avant le grand élan.

--Hum, Hum! Une façon comme une autre pour nous dorer la Pilule!

--Chut! voila sa secrétaire.

Philippe & Raymond (en chœur ):

--Bonsoir Mlle Agnès!

-- Bonsoir messieurs!

Mlle Agnès, vieille fille, la quarantaine, portant un tailleur classique, visage sévère, attitude hautaine, elle porte une farde sous le bras. Raymond,discrètement à Philippe:

-- Son parfum me donne la nausée

Philippe et Raymond s’installent au bar et commandent deux bières. Ils sont rejoints Par Martin., ingénieur en génie civil, 38 ans, taille moyenne, légèrement dégarni, cheveux noirs

--Ah te voilà Raymond, Donjuan, tu sais que tu me dois encore une tournée!

-- Profiteur! Je veux bien offrir une tournée à tout le monde, à condition que notre comptable veuille bien glisser la note dans les frais généraux!

-- Ah si cela ne tenait qu’à moi je veux bien, mais je crains que Horace ne le digère pas.

-- Foutez un trou de mémoire à votre ordinateur.

A ce moment, le garçon du bar s’adresse à ses messieurs et leur signale qu’il sont pries de rejoindre le premier étage.

Raymond à l’intention du serveur

--Trouble-fête!

Ils avalent leur bière et se dirigent vers l’escalier.

Au milieu de la grande salle, une longue table est dressée,entourée d’une trentaine de chaises. Des cendriers, des carafes d’eau et des verres la garnissent. On s’installe, laissant le siège du bout vide, réservé à Ms Engelmann, directeur commercial. Celui-ci ne se fait pas attendre et arrive aussitôt. Muni de son porte- document L’air austère, il regagne son siège dans un silence qui laisse deviner l’importance de cet homme. Mlle Agnès, déjà prête à prendre note, à la droite de son patron. lequel aussitôt prend la parole.

--Messieurs, bonsoir. Comme je vois nous sommes au complet, à part Ms Lancelot qui s’est décommandé pour des raisons majeures. Vu qu’une soirée est prévue après la réunion, je rentre directement dans le vif du sujet; ainsi nous ne ferons pas languir ces Dames qui comme vous le savez, n’aiment pas attendre. Messieurs, c’est avec plaisir que je vous annonce la bonne nouvelle. En effet je viens de recevoir la confirmation du Ministère de l’éducation pour nous confier le projet de construction du complexe universitaire de Mont St Guibert. ainsi, Messieurs, la réalisation de ce projet monumental est dorénavant notre seul préoccupation.(Pause, réaction positive de l’assemblée). C’est pour cette raison que nous sommes réunis ce soir, et c’est aussi pour le fêter. (Souriant il ajoute): Néanmoins, je vous Conseille de garder un peu de lucidité pour lundi , vous en aurez besoin, J’ajouterai……

Raymond: (à l’intention de Philippe)

-- Autrement dit, limiter les frais.

Tout le monde quitte la salle de conférence pour celle de réception, ou se trouve déjà les dames entrain de siroter quelques liqueurs et vins légers. Une musique douce est diffusée par une chaîne stéréo. Des garçons circulent, assurant un service parfait. Une grande table dressée le long d’un mur est garnie d’un buffet froid varié, prêt à un self-service qui promet aux gourmets un régal sans pareil.

Quelques Dames discutent, toilettes, vacances, mariages et communions,et le temps passe en attendant l’arrivée de ces Messieurs. D’autres s’attardent devant les curiosités exposées dans les vitrines du hall.

La salle réservée à la soirée se trouve au sous-sol du Palais. Conçue des le départ pour ce genre de festivité, elle offre une piste de danse entourée d’un bar et d’un plan surélever destiné aux invites. Un décor moderne et sympathique s’harmonise bien avec l’éclairage indirect. Le coin réservé à l’orchestre donne directement sur la piste de danse. La grande porte de la salle de conférence s’ouvre, livrant passage aux premiers sortants, ce qui annonce la fin de la réunion.

 On se dirige vers le buffet ou les garçons attendent pour servir. Étant servi monsieur Engelmann lève son verre.

-- Mesdames et messieurs, au nom de la société, je vous souhaite la bienvenue et, à l’occasion de l’heureux événement marquant le succès de notre entreprise, je me joins à vous pour porter un toast.

Ainsi la soirée commence. Les uns se tournent vers le buffet, les autres, guidés par le son de la batterie,regagnent la piste de danse. La salle de danse se garnit doucement et les plus audacieux sont déjà en piste. Philippe et Raymond toujours inséparables se sont installes au bar, coin préfère par les célibataires.

Raymond: à l’intention de la serveuse

--Mademoiselle!

-- Oui! Qu’est ce que je peux vous servir?

-- Est-ce que je peux choisir?

-- Bien sur, c’est la maison qui paye.

--Alors un whisky dans le creux de votre main!

-- Très original! 

La serveuse, toujours souriante et diplomate, hausse les épaules, et lui sert un scotch. L’ambiance atteint son sommet. Sous les lumières, tantôt clignotantes, tantôt tamisées, on danse, on boit, on discute. La chaleur, la fumée et l’effet de la boisson incitent certains à se mettre à l’aise; d’autres préfèrent quitter la salle, soit pour prendre l’air, soit pour rejoindre le buffet froid...En savoir plus




Acheter La semaine des huit jours & 80.000 ANS © M.HERMASSI