Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

80.000 ANS

Le livre La semaine des huit jours & 80.000 ANS Acheter La semaine des huit jours & 80.000 ANS



Voici un extrait: 



Chapitre 1


 

Cette histoire, commence comme beaucoup d'autre, de la façon la plus banale. Une idée germe et se développe. C'est ainsi que par un après midi d'octobre 1973 est née l'idée qui allait par la suite m'entrainer dans un voyage à travers l'Afrique. Une aventure peu commune. Une vision bouleversante, aujourd'hui encore ou je me décide de la dévoiler, ma plume tremble sous l'émotion.

  Le récit qui va suivre n'est pas un romain de science fiction, il est le témoignage d'un événement tel qu'il s'est produit réellement dans un état de pleine conscience.

Voici l'ordre chronologique du déroulement de mon voyage présenté comme n'importe quel récit qu'aurai écrit un voyageur, dans des conditions normales.

   Début octobre 1973, Simmerath (Allemagne fédérale). Je suis confortablement assis au salon, avec un moral bas et des idées grises comme l'est souvent le ciel occidental en cette période de début d'automne . Mon regard S'attarde sur la silhouette quelque peu sinistre de mon camion, garé devant la maison. Ce camion est tout ce qui me reste de mon entreprise de commerce, qui vient de rendre l'âme comme le dollars victime de ce même virus appelé «l'inflation» du à la crise engendrée par les événements qui se sont déroulés pendant les jeux olympique de Munich en 1972. La vision du camion me hante l'esprit, il est là comme pour me narguer et me rappeler l'inutilité de tant de sacrifices, de courtes nuits de sommeils, et de longues journées de travail.

La silhouette du camion dans ce décor grisâtre et brumeux reflète le «Fantôme» de mon entreprise. Je me surprends entrain de se dire «il faut se débarrasser de tout ça!! , et te changer les idées!!» L idée vient de naitre, elle se développe à une vitesse vertigineuse. Un voyage!! oui un voyage fera l'affaire, m'éloigner quelques temps pour oublier.

  Un fragment d'un poème d'Alfred de Musset « la souffrance» que j'ai appris à l'école primaire me revient, il dit: A défaut de pardon laisse venir l'oubli». J'accueille l'idée du voyage comme une bénédiction, et le choix vite fixé. Une seule destination répond aux conditions pour remédier à mon état d'âme. Un voyage en Afrique via le Sahara. Cette perspective me soulage et m'entrouvre un horizon plus lumineux, un climat plus chaud, une ambiance différente, et un mode de vie plus simple. Bref l'opposé de la vie occidentale.

   Je décide donc d'utiliser mon camion comme moyen de transport, ensuite de le vendre quelque part ou je ne risque plus de le revoir. Les jours suivant sont consacrés à l'organisation du voyage, aux précautions à prendre, vu mon inexpérience du Sahara ,et surtout du Tanezrouft le long de la Mauritanie, réputé pour être le plus difficile d'accès. Le choix de cette itinéraire peu recommandable par sa cruauté, m'a été dicté par le fait d'avoir choisis pour destination, Bamako capitale du Mali. ( Que je n'ai jamais pu atteindre pour des raisons que j'expliquerai plus loin dans ce récit) Suivant mon instinct, et pour mettre toutes les chances de mon coté, je suis allé voir Ms l'ambassadeur du Mali , en quête de quelques conseils pouvant m'éviter des surprises désagréables. Ms l'ambassadeur était très aimable à mon égard, j'obtiens vite des conseils très précieuses, il me gratifie en plus de sa carte de visite avec quelques mots et recommandations gentilles a l'intentions des autorités de son pays, pour me faciliter mes démarches en cas de besoin .

  

Chapitre 2

  

  Début novembre jugeant finalement que je suis fin prêt , je prends congés de ma famille, et part vers le monde de l'évasion. Deux jours plus tard j'embarque de Gène sur le Dona Corana à destination de la Tunisie. Le voyage se déroulé sans encombre, je suis content de ma décision, le remède par l'oubli agis déjà, évacuant discrètement les mauvais souvenirs en les remplaçant par une paix intérieure réconfortante.

  En Tunisie je fais escale de 4 jours à Kasserine, ou j'ai de la famille. Suivant mon programme je complète mon ravitaillement, inspecte le camion, enfin je convaincs mon cousin ( un bon mécanicien diéséliste) de m'accompagner dans ce voyage. Nous quittons la Tunisie via l'Algérie par Nefta. Notre itinéraire est le suivant:Traverser les villes: El'Oued, Touggourt, Ouergla,El Goléa, Timimoun,Adrar,Bordj Mokhtar ,ensuite entrer au Mali par Tessalit.

  La saison est favorable au voyage dans les régions désertiques, tels que le Sahara. Le seul problème est l'écart de température entre le jour et la nuit: 30° à 35° le jour, en dessous de zéro la nuit. Nous roulons bon train tant que la route est bitumée. Bien sur il y a le sable envahisseur mais les autorités Algériennes y ont remédier. La route était régulièrement dégagée, par de gros engins du type TRAX. Ces engins opèrent sans relâche sur un champs d'action d'environ 10 km pour chaque engin. Un des conducteurs de ces engins nous décrit la vie pénible de ces gros Matadors, lesquels embarqués neufs sur les lieux du travail déclarent forfait après 3 ou 4 ans.

  Il est vrais que le mouvement incessant du sable véhiculé par le vent est un phénomène d'une puissance défiant l'imagination. Nous avons été témoin plusieurs fois de l'œuvre de cette puissance naturelle, tel que la vision de ces pauvres palmiers ensevelis quasi totalement après une tempête de sable, seul quelques branches de leur cime dépassent encore comme des mains lançant des S.OS; ou de ces fils télégraphiques émergeant ici et là d'un tas de sable certifiant l'existence de leur poteaux support déjà engloutis . Pour nous le voyage continu agréablement. A cote de ces images impitoyables et désolantes , d'autres féeriques et sublimes, une alternance de contraste dans un monde un peu paradoxale, c'est ainsi que nous avons l'occasion d'assister à de merveilleux coucher de soleil comme on en vois nul part, baignant dans un silence quasi religieux, dans un monde sans limite.

  De temps en temps un gros camion d'une société pétrolière nous rappelle que nous ne sommes pas si seul qu'on le croit. Le village de Timimoun mérite qu'on lui consacre quelques lignes. Chef d'œuvre de l'homme au pays des paradoxes. Il jaillit du néant, comme catapulté par une force mystérieuse, il s'impose aux yeux du voyageur non averti. J'ai compris par après à quoi est du ce phénomène. Timimoun est bâti entièrement en terre provenant du sol qui lui sert de support. Une terre rouge brique, une enceinte rouge brique, gardant jalousement un trésor d'architecture de la même couleur, le meilleur moyen pour lui assurer un camouflage parfait. Il faut le voir pour le croire
...En savoir plus












Acheter La semaine des huit jours & 80.000 ANS © M.HERMASSI