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Sommes-nous sur le point de perdre notre civilisation ?

Publié le par M.Hermassi

Beaucoup d’indices disent que « oui ! »

Les causes principales de l’effondrement d’une civilisation, sont dues à 4 facteurs.

*Une démographie galopante

*Une insuffisance alimentaire

*Elargissement du fossé, entre les riches, et les pauvres

*Incitations au soulèvement entre les deux classes.

Voyant maintenant si ces 4 facteurs existent aujourd’hui.

La courbe démographique parle d’elle- même : Plus de 7 milliard, avec un taux de nativité très importante, dans les pays du tiers monde, donc parmi la classe pauvre, ce qui contribue à agrandir l’écart entre des deux classes, avec tous les inconvenants que cela comporte, à savoir : Sous-alimentation, anémie, maladies, absences de prise en charge sociale. En face la classe riche,  qui expose ses opulences, ses extravagances sans discrétion. Se permettent de vivre 1 mois et plus dans des hôtels 5 étoiles, certains de ces hôtels facture 45.000 Euro la nuit !! Les suites dans ces hôtels ne chôment pas. Pire encore il suffit de regarder certaines émissions de T.V, consacrées aux  exploits de ces supers riches. Je ne suis pas dans le besoin, je vis modestement avec une autosuffisance respectable, mais quand je vois l’extravagance de ces messieurs, cela me donne envie de vomir, et ne me laisse pas indiffèrent. 45.000 Euros, font vivre 10 familles pendant un an !! Toute la classe défavorisée regarde sur leur petit écran ces démonstrations incommensurables, qui développent une haine tranchante contre cette classe qui expose leur orgie aux 4 coins du monde. J’ai lu un article paru dans les infos, qu’un joaillier Suisse, a fabriqué, et mis en vente (Excusé le termeJ) une bitte en or massif, incrusté de diamants, l’heureux acheteur, un magnat du pétrole du moyen Orient, le prix de cette ustensile est de 12.000.000 de dollars !!!(Sans commentaire pour l’usage !)

Cette incitation à la haine, pousse jusqu’au terrorisme, surtout si en plus, ces pauvres gens sont manipulés par certains fanatiques, qui exploitent leur ras le bol, pour servir leurs interets.

Nous assistons d’autre part à la diminution de nos ressources vitales, dû à une surexploitation abusive, et une mauvaise gestion de ce que la terre met à notre disposition. En mettant tous ces paramètres ensemble, nous  obtenons, les données suffisantes pour créer le chao, et notre descente aux enfers.

 Si nous supposons, que ces facteurs sont déjà entamés, ne fus ce qu à 50%, alors on  peut déduire que nous sommes sur une pente glissante, vers l’anéantissement de notre civilisation.

 Nous sommes déjà au stade du début  de l’affrontement, entre les deux classes. Ces affrontements sont catalysés par des vecteurs d’amplification, orchestrés par des fanatiques religieux, qui manipulent, lave les cerveaux, entrainent des éléments pour les rendre opérationnels, autrement dit développer le terrorisme de masse. Que font les têtes pensantes des pays puissants pendant ce temps ? Rien ou presque ! Quelques escarmouches timides. Ces grosses têtes pensantes, ne pensent qu’à leurs intérêts. Ils se croient à invulnérables dans leurs abris sous –terrains, super équipés pour sauver leur peaux, et survivre en cas d’une catastrophes à l’échelle planétaire, c’est une forme de narcissisme, et d’égoïsme, d’incapacité à faire face aux dangers qui guettent notre planète.

 Que faut-il faire pour, rétablir l’équilibre des choses ? Avant tout réduire la largeur du fossé qui divise les classes, apaiser les esprits. Ce n’est pas si compliqué, c’est moins couteux qu’on ne le pense, c’est une question d’intelligence, et de bonne volonté, de courage aussi. Les grandes puissances jouent encore, a qui est le plus fort, font des parades pour montrer leur grandeur, ils se défient les uns les autres. Regarder ce que a fait monsieur Poutine, qui annexe la Crimée sans se soucier de représailles, pendant que les autres se débinent, affichant un profil bas, invoquant une politique de « prudence »  des propos tel que : Nous ne voulons pas, s’engager dans une guerre mettant note pays à rude épreuve etc… Ces comportements lâches, et archaïques, je dirai même »Sous-développés », et digne de l’âge de la pierre, et non de notre civilisation actuelle, de notre technologies, de nos capacités persuasives. Tant que, ceux qui tirent les ficelles sont des gens primitifs, notre équilibre restera précaire. Il n’est jamais trop tard, il faut simplement reconnaitre nos faiblesses, réagir, élargir le cercle des consultations, enterrer notre égoïsme. Deux idées valent mieux qu’une. Ecouter les hommes de terrain, le plus simple des êtres, peut parfois vous donner une solution positive. La sagesse est dans la modestie, et non dans l’arrogance !!  Donc le meilleur remède à notre problème est : Une action chirurgicale :

*Tendre la main aux plus démunis

*Mobiliser des capitaux en provenance de ceux qui en ont de trop, en les obligeant à changer de comportement.

* arrêter de payer  un joueur de foot, ou de tennis des millions de dollars par saison, ou alors instaurer une taxe sur ces cachets, qui contribuera à aider les plus démunis.

* Crées au sein des Nations- Unies un nouveau service (honnête !!!!) qui aura pour tâche de récolter des fonds là où il y en a, et les investir intelligemment pour aider les pauvres à améliorer leur condition. C’est une sorte de redistribution des richesses d’une façon équitable, pour gommer la pauvreté, la haine, et recréer la  stabilité.

 

                                      M.Hermassi

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L’aspirine réduit de 50 % le risque de cancer du côlon que dans certains cas

Publié le par M.Hermassi

Prévenir


 

L'action protectrice de cet antidouleur ne fonctionnerait que chez les personnes qui disposent d'un niveau élevé d'une certaine enzyme.

De l'aspirine chaque jour, le nouveau réflexe pour vaincre le cancer du côlon ? Début avril, des chercheurs hollandais ont suggéré que la prise régulière d'aspirine chez les patients opérés pour un cancer du côlon abaisse de 50% le risque de décès lié au cancer. Dans une nouvelle étude, un professeur de génétique du cancer à la faculté de médecine de l'Université Case Western Reserve à Cleveland, dans l'Ohio, nuance cet effet protecteur de l'aspirine. Celui-ci ne fonctionnerait que sur les patients qui produisent un niveau élevé d'une enzyme spécifique.

Pour les besoins de l'étude, 127 865 volontaires ont été suivis pendant trois décennies. Les tissus de 270 malades du cancer du côlon ont été analysés. Résultat, les personnes qui présentaient un niveau peu élevé de l'enzyme 15-PGDH ont pu bénéficier des vertus protectrices de l'aspirine. En revanche, celles qui affichaient un niveau élevé de l'enzyme ont vu leur risque de cancer du côlon divisé de moitié. Ces conclusions, publiées dans la revue Science Translational Medicine, rejoignent celles des chercheurs hollandais. Ces derniers ont avancé que l'aspirine aiderait à prévenir la propagation de la tumeur chez les patients atteints d'un cancer à un stade précoce.

Mais les Américains vont plus loin. Ils imaginent pouvoir cibler les personnes pouvant bénéficier de l'effet préventif de l'aspirine. Il suffirait d'un simple test sanguin pour vérifier les niveaux de l'enzyme 15-PGDH.

Topsante

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Pire que la fin du pétrole, la fin du phosphore

Publié le par M.Hermassi

Le phosphore pourrait disparaître d'ici une centaine d'années. Cette substance assez méconnue du grand public est pourtant indispensable à la vie.

Le phosphore est un constituant essentiel de nos os.

Atlantico : D'après l'IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change), relayé par la presse anglo-saxonne (voir ici), le phosphore devrait commencer à manquer d'ici un siècle. Pourtant les signaux d'alertes sont encore assez discrets. Concrètement, à quoi sert cet élément assez méconnu du grand public ?

Sylvain Pellerin : Le phosphore est un élément indispensable à la vie, à la fois végétale et animale. Il entre dans la composition de molécules essentielles comme les ADN/ARN, supports de l'information génétique, les ATP/ADP, molécules clés de l'énergétique cellulaire, ou encore les phospholipides, constituants des membranes. Chez les vertébrés, dont l'homme, c'est aussi un constituant essentiel de nos os. Ce qui rend cet élément essentiel, c'est qu'il est non substituable, c'est à dire qu'il ne peut absolument pas être remplacé par un autre.

Le phosphore est indispensable à la croissance des cultures et donc à la production alimentaire. Le phosphore du sol est issue de l'altération des roches. Il est prélevé par les racines des plantes à l'état ionique dissous et s'accumule dans les organes végétaux, notamment les graines. Chez l'homme, le phosphore est apporté par l'alimentation.

Que signifierait, aujourd'hui, une disparition pure et simple du phosphore ? Est-ce un scénario crédible ?

Le phosphore prélevé par les végétaux est exporté hors des parcelles agricoles via les récoltes. En l'absence de restitution, le sol s'appauvrirait peu à peu. C'est pourquoi des engrais phosphatés sont apportés. Il peut s'agir d'engrais organiques (fumiers, composts, etc...) ou d'engrais minéraux. Les engrais minéraux sont fabriqués à partir de roches phosphatées extraites dans des mines. On estime qu'au rythme de consommation actuel, ces gisements pourraient être épuisés d'ici un siècle environ. Si nous n'anticipons pas, la raréfaction de cette ressource pourrait avoir pour conséquence une baisse des rendements et de la production agricole mondiale et une hausse du prix des produits alimentaires. Les principales victimes en seraient les populations les plus pauvres.

Si à long terme, on doit craindre pour les ressources de phosphore, existe-t-il des risques à moyen terme ? Quelle est la répartition des ressources aujourd'hui et pourrait-elle poser problème ?

Le principal risque est géopolitique. Les réserves en phosphates sont réparties dans quelques pays seulement (Maroc, Chine, Jordanie, Syrie, USA,...). Les trois quart des réserves mondiales se trouvent au Maroc, notamment dans le Sahara occidental. D'ici quelques décennies, ce pays pourrait être en situation de quasi-monopole.

Aujourd'hui, quelles sont les solutions et les méthodes alternatives dont nous disposons pour nous passer de phosphore ?

On ne peut pas se passer de phosphore, mais on peut réduire notre dépendance aux engrais phosphatés de synthèse et donc aux importations de phosphore minéral. Il faut pour cela l'utiliser mieux, en raisonnant la fertilisation, et surtout le recycler davantage et éviter les pertes vers l'environnement. Une grande partie du phosphore consommé par les animaux est rejeté dans les effluents d'élevage, qui peuvent servir à fertiliser les sols. Le problème est que la spécialisation des régions agricoles, avec des régions d'élevage intensif d'un côté comme la Bretagne et des régions de grande culture sans élevage de l'autre, est un obstacle au recyclage. D'un côté on observe des excédents de phosphore (et d'azote) dans les régions d'élevage intensif, avec des conséquences négatives sur l'environnement, et de l'autre il faut utiliser des engrais minéraux pour fertiliser les sols dans les régions de grande culture. Il faut imaginer des solutions permettant un meilleur recyclage. Une quantité non négligeable de phosphore se trouve aussi dans les déchets urbains et dans les boues de station d'épuration, qu'il faudrait recycler davantage.

 

Atlantico.fr

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Dix choses que j'ai apprises sur moi-même grâce à la neuroscience

Publié le par M.Hermassi

Entre autres: un scanner du cerveau révèle très peu de choses sur nous-mêmes en tant qu’individus.

Dix choses que j'ai apprises sur moi-même grâce à la neuroscience

 

C'est par une fraîche journée d’octobre, dans un café de Greenwich Village, que le neuroscientifique David Poeppel, de l’université de New York, a ruiné mon rêve: écrire LE livre de référence sur la science de la personnalité.

J’avais naïvement pensé pouvoir joyeusement jongler avec les génotypes, les scanners de cerveaux et les tests de personnalité pour expliquer de quelle manière des individus uniques et pleinement conscients émergent de la matrice originelle.

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Mais au lieu de cela, je me suis retrouvée à me débattre avec des concepts empiriques tortueux qui me glissaient constamment entre les mains. Comment une humble auteure de livres scientifiques pouvait-elle prétendre tirer la substantifique moelle d’un sujet aussi incroyablement complexe alors que les plus grands penseurs actuels ne sont toujours pas parvenus à déterminer ce qui fait de nous ce que nous sommes?

«Laissez tomber. Comment voulez-vous y arriver?», m’avait répondu sans détour David Poeppel après que je lui ai formulé mon projet.

«Cela fait des années et des années que nous travaillons sur des problèmes apparemment simples, comment voudriez-vous trouver la réponse à un problème aussi compliqué? Ça ne peut pas marcher comme ça. Vous ne trouverez pas la réponse.»

Autant l’annoncer tout de suite: Il avait raison (merde). Mais même si je n’ai pu trouver LA réponse ultime à la source du moi, l’expérience n’en a pas été moins enrichissante, car j’ai appris plusieurs choses passionnantes en chemin.

1.Les gènes sont déterminants, mais il n’y a pas de fatalité. Sauf pour la consistance du cérumen. Mon cérumen est une fatalité. Nous avons tendance à croire que nos génomes fonctionnent selon un modèle «un gène = une caractéristique», mais la réalité est beaucoup plus complexe.

Certes, il y a bien un gène qui code une protéine qui détermine si votre cérumen sera plutôt sec ou humide, mais la plupart des gènes ont bien plus d’une seule fonction et n’agissent pas seuls.

Le fait d’être plus ou moins grand, par exemple, est une caractéristique simple qui est presque entièrement héréditaire, mais il n’existe pas de gène portant une étiquette taille. Au lieu de cela, plusieurs gènes interagissent les uns avec les autres afin de déterminer quelle taille nous ferons. Idem pour la couleur des yeux.

Et c’est encore plus compliqué pour les traits de personnalité, la santé et les comportements, qui sont également influencés, à des degrés divers, par l’éducation, la pression sociale, les influences culturelles, les expériences propres à chacun et même les hormones qui nous entourent lorsque nous sommes encore dans le ventre maternel.

2.Ce n’est pas l’inné ou l’acquis, mais les deux à la fois, si bien que je ne peux pas tenir mes gènes entièrement pour responsables du fait que j’adore la coriandre et que je déteste les brocolis ou les tomates crues. Il y a sans doute une composante génétique qui détermine certains récepteurs gustatifs spécifiques.

Je suis sensible à l’amertume, une caractéristique génétique récessive qui me permet de déceler la présence de composés baptisés glucosinolates que l’on trouve dans la plupart des légumes crucifères. Mais il y a des chances que mon environnement ait aussi joué un rôle.

3.Le scanner de mon cerveau[1] n’a absolument rien dit de ma personnalité. Mais il a clairement montré que j’ai des sinus bien dégagés.

Oui, un chapitre entier de mon livre est consacré à uneIRMf n’ayant donné aucun résultat. Pour dire la vérité, j’ai participé à une étude de groupe qui n’est pas encore finie. La science progresse à son propre rythme, sans se soucier des délais de publication de mon livre. Mais, quand bien même, cela ne révèlera que très peu de choses sur ma personnalité.

Typiquement, les résultats d’une IRMf donnent une représentation visuelle, avec codes couleurs, de statistiques brutes issues de plusieurs scanners du cerveau. Ce n’est pas la photographie d’un cerveau en action. Cela m’a toutefois permis d’admirer une belle image aux rayons X de ma petite tête sur un écran d’ordinateur et de m’offrir une visite virtuelle des principales régions de mon cerveau (et de mes cavités sinusiennes).

4.Il y a une différence entre être timide et être introverti. Les gens sont souvent surpris d’apprendre que j’étais horriblement timide lorsque j’étais adolescente. Lors d’un bal organisé par mon collège, je suis un jour restée cachée toute la soirée dans le vestiaire des filles de peur d’avoir à parler à quelqu’un ou, pire encore, que l’on m’invite à danser.

J’ai réussi à vaincre cette timidité en devenant adulte, mais je suis toujours quelqu’un d’introverti. Cela ne veut pas dire que je suis antisociale, c’est juste que j’ai régulièrement besoin de m’isoler des autres pour recharger mes batteries.

Posez-vous la question: après une rupture difficile, seriez-vous plutôt du genre à aller prendre un verre avec des amis ou à rester cloîtré chez vous avec une pile de DVD et un gros pot de crème glacée? Si c’est la première réponse, vous êtes extraverti, si c’est la deuxième, vous êtes introverti.

5.Les drosophiles vont peut-être un jour pouvoir expliquer pourquoi je ne tiens pas l’alcool. La généticienne comportementaliste Ulrike Heberlein mène depuis un certain temps des expériences sur des drosophiles dont elle neutralise certains gènes afin de voir de quelle manière cela affecte leur résistance à l’alcool.

Les différents groupes portent des noms tels que «Gueule de bois», «Pilier de comptoir», «Pompette» ou, mon préféré, «Fille facile». Les drosophiles «Fille facile» ne tiennent vraiment pas l’alcool. Pourtant, il n’existe pas de gène de l’alcoolisme; les comportements ne peuvent être réduits à des traits de personnalité.

Lorsqu’arrive la question fatidique –l’alcoolisme est-il inné ou acquis?– c’est le plus sincèrement du monde que la science répond:

«Euh…ben, un peu des deux, en fait

6.Mon avatar numérique, Jen-Luc Piquant, est sans doute plus proche de moi que je ne l’imagine. Les avatars sont des extensions virtuelles de la personne. Nous sommes, que nous le voulions ou non, psychologiquement liés à nos avatars. Et plus nous partageons de points communs avec ces alter ego numériques, plus les liens sont forts. Nous ressentons le besoin d’être capables de regarder nos avatars en nous disant «C’est moi».

Le problème est que nos identités sont des flux constants. Mon avatar, qui me sert pour bloguer et sur Twitter, fait partie de moi, mais elle n’est pas totalement moi. Elle n’est peut-être même pas qui je suis en ce moment.

7.J’étais un incorrigible garçon manqué lorsque j’étais petite. J’ai donc eu une certaine chance de ne pas naître au XVIIe siècle, où mes vêtements et mon comportement auraient été considérés «anormaux».

Pourtant, les idées toutes faites relatives au genre restent encore aujourd’hui profondément enracinées dans notre société et il est encore mal toléré, par exemple, qu’un petit garçon puisse aimer les princesses ou jouer à la dinette.

Cette façon de penser rigide doit changer. Les stéréotypes de ce genre proviennent d’une paresse mentale qui permet, certes, de mieux appréhender la complexité du monde, mais qui oublie l’individualité des personnes (et qui peuvent faire beaucoup de mal aux enfants qui ne correspondent pas aux stéréotypes).

8.Le LSD ne m’apprend rien sur moi, si ce n’est qu’il ne me réussit pas. Vous avez vu cet épisode Mad Men où ils prennent du LSD, avec cette femme qui marche à quatre pattes sur le tapis?

Eh bien, cette femme, c’était moi. J’ai fusionné avec un tapis oriental de manière très profonde, moléculaire. Et il ne m’a jamais rappelée. Autre grande révélation? Il est vraiment très difficile de prendre des notes lorsque l’on est sous acide, parce que vos mains ne cessent de se fondre dans le papier.

9.Lorsque je mourrai, mon cerveau s’éteindra une fois pour toutes et je cesserai d’exister, parce que la conscience est une propriété émergente du cerveau.

La conscience est quelque chose de réel (c’est du moins ce que je crois, mais d’autres, notamment des personnes très intelligentes, pensent le contraire), mais elle reste le produit de ce flux constant d’informations nerveuses qui anime notre cerveau.

«Pas de matière, pas d’esprit», comme l’a dit le neuroscientifiqueChristof Koch. Le monde, ce monstre sans cœur, continuera de tourner après notre mort. C’est cette pensée terrifiante qui est à la base de notre peur primale de la mort: il nous est impossible de nous imaginer un monde sans «moi». Nous y faisons face en trouvant nos propres moyens de donner du sens au temps qui nous est alloué sur cette terre.

10.Nous sommes les histoires que nous racontons. Nous construisons tous des récits personnels, que nous travaillons et retravaillons toutes nos vies durant. Nos souvenirs ne sont pas aussi précis que nous le pensons (nous les fabriquons et les embellissons même lorsque nous pensons être honnêtes envers nous-mêmes), mais ce «moi autobiographique» est essentiel dans la manière dont nous construisons un tout unifié à partir des nombreux éléments qui contribuent à forger notre sens du moi.

Vous pouvez séquencer mon ADN, me scanner le cerveau, me soumettre à toute une batterie de tests de personnalité, mais rien de cela pris séparément ne permet de savoir qui je suis vraiment. Les histoires sont le ciment qui permet d’interpréter tout cela. Si vous voulez vraiment savoir qui je suis, laissez-moi vous conter une histoire.

Jennifer Ouellette

Traduit par Yann Champion

Slate.fr

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Stress : comment le cerveau agit sur l’intestin

Publié le par M.Hermassi

Vivre avec

On dit souvent que le ventre est notre deuxième cerveau. Mais le cerveau (le vrai) influence-t-il notre ventre, et en particulier les intestins quand on est stressé ? Des chercheurs de l'Inra se sont penchés sur la question.

Quand vous êtes stressé, vos intestins travaillent et deviennent douloureux ? Ce mal de ventre lié au stress serait en fait influencé par le cerveau, ont découvert des chercheurs de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) à Toulouse. Pour le savoir, ils ont exposé un rat à une situation de stress. L'animal a été placé dans une bassine d'eau sans sortie possible. Une situation de danger qui s'est traduite chez l'animal, contraint de nager, par une montée de stress.

Les chercheurs ont ensuite vérifié les conséquences de cette réaction physiologique à l'intérieur de l'intestin. L'expérience atteste que l'intestin réagit de façon particulière sous l'effet du stress. Les cellules épithéliales qui tapissent l'intérieur des intestins se trouvent en effet plus espacées que la normale, laissant passer les molécules. "Ces molécules vont activer les neurones qui envoient le message de douleur au cerveau", explique allodocteur.

L'intestin emmagasine le stress

Une autre expérience a permis de confirmer l'hypothèse des chercheurs. Le gonflement d'un mini ballon dans le côlon d'un rat a poussé l'animal à contracter son abdomen, ce qui démontre une fois plus qu'en situation de stress et de douleur, le cerveau communique avec l'intestin.

Il se pourrait même que le stress vécu dans l'enfance laisse des traces dans l'intestin. Des bébé-rats séparés de leur mère ont présenté une anatomie intestinale différente douze semaines plus tard.

Topsante

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