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Des médecins implantent un cœur artificiel autonome qui ravive les espoirs

Publié le par M.Hermassi

 

Cette prothèse complète pourrait permettre de pallier le manque de greffons dont souffrent des milliers de patients. Photo AFP

Photo : Agence France-Presse Franck FifeUn employé de Carmat travaille sur un cœur artificiel comme celui qui a été implanté à un patient en insuffisance cardiaque terminale.

Paris – Un cœur artificiel autonome, conçu par la société française Carmat, a été implanté pour la première fois mercredi à Paris, dans la poitrine d’un patient souffrant d’insuffisance cardiaque terminale.

« Cette première implantation s’est déroulée de façon satisfaisante, la prothèse assurant automatiquement une circulation normale à un débit physiologique », ont indiqué vendredi la société Carmat et les chirurgiens qui ont procédé à l’intervention, sous la direction du professeur Alain Carpentier, le concepteur du projet, à l’hôpital européen Georges-Pompidou. « Le patient est actuellement sous surveillance en réanimation, réveillé et dialoguant avec sa famille », ont-ils précisé en qualifiant cette opération de première mondiale.



« Il faut rester prudent, c’est un premier malade. Le recul est encore bref », a tempéré le Dr Philippe Pouletty, cofondateur de Carmat.

Les autorités sanitaires françaises avaient donné leur feu vert fin septembre pour ce premier test clinique sur l’homme.

La prothèse « mime totalement un cœur humain normal avec deux ventricules qui mobilisent le sang comme le ferait le muscle cardiaque, avec des capteurs qui permettent d’accélérer le cœur, d’augmenter ou de diminuer le débit. Le malade dort, ça diminue. Il monte les escaliers, ça accélère, donc ça n’a rien à voir avec une pompe mécanique », avait expliqué en septembre Philippe Pouletty, cofondateur du groupe.

Le patient implanté, dont l’identité n’a pas été rendue publique, devait souffrir, pour être opéré, d’une insuffisance cardiaque terminale, avec un pronostic vital engagé et ne bénéficiant d’aucune autre option thérapeutique, selon les conditions posées par les autorités sanitaires françaises.

Carmat assure que son cœur artificiel pourrait sauver chaque année la vie de dizaines de milliers de patients sans risque de rejet et en leur assurant une qualité de vie sans précédent.

Développée avec le professeur Alain Carpentier, spécialiste de chirurgie cardio-vasculaire, la bioprothèse vise à pallier la pénurie de cœurs à greffer, mais aussi à apporter une solution aux contre-indications à la transplantation (antécédent de cancer, par exemple).

Ce cœur artificiel, à armature de plastique dur comme le métal, reproduit la physiologie de l’organe normal avec ses deux ventricules et ses battements, à l’aide de motopompes. Il a la capacité de s’adapter aux conditions de vie habituelles d’une personne grâce à un système électronique embarqué qui s’adapte aux besoins de l’organisme en fonction de son activité.

Le prix de ce cœur à pile externe est de l’ordre de 200 000 à 260 000 $. Le prototype de 900 grammes est compatible avec 70 % des thorax d’hommes et 25 % de ceux des femmes, avaient expliqué des spécialistes lors de l’entrée en Bourse de Carmat en 2010.

L’utilisation de cœurs artificiels n’est pas nouvelle, avec des tentatives datant de plusieurs décennies (voir encadré ci-contre). Mais depuis, le terme sert souvent à désigner des pompes ventriculaires d’assistance cardiaque, essentiellement utilisées comme solution transitoire.


Autres expériences dans la conquête d’un cœur artificiel autonome

L’implantation à Paris d’un cœur artificiel « bioprothétique » est la dernière étape en date vers la réalisation d’un cœur artificiel autonome, se rapprochant le plus possible du fonctionnement d’un cœur naturel.

Octobre 1999 : une équipe de chirurgiens allemands réalise la première implantation au monde d’un cœur artificiel longue durée.

Ce dispositif, présenté comme pouvant rester indéfiniment dans la poitrine du patient, laisse entrevoir une solution de rechange à la transplantation cardiaque, contrairement au cœur artificiel traditionnel qu’il faut à plus ou moins long terme remplacer par le cœur d’un donneur. Il n’est toutefois pas « autonome » puisque la pile se recharge au moyen d’un chargeur qui se porte dans une ceinture.

Juillet 2001 : les États-Unis procèdent à la première implantation d’un prototype de cœur artificiel autonome, en plastique et titane, baptisé AbioCor. Équipé d’un moteur très silencieux et d’une pile interne rechargée à travers la peau, il permet aux malades de disposer d’une complète liberté de mouvement. Six autres implantations sont réalisées dans les mois qui suivent, dans le cadre de la même étude clinique. Le patient, Robert Tools, survit 152 jours, une durée qualifiée d’exploit par les médecins.

Juin 2000 : Pour la première fois en France, un « cœur artificiel définitif » est implanté, à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, dans le cadre d’un essai engageant l’Allemagne, l’Autriche et la France. Le cœur, mis au point par la société américaine Arrow International, et les piles destinées à le faire fonctionner sont implantées directement dans l’abdomen du patient. La recharge des piles ne nécessite aucun appareillage extérieur : elle se fait à travers la peau, par induction magnétique. Seul obstacle, la durée de vie des piles est de deux ans seulement.

Octobre 2010 : un cœur artificiel permanent est implanté pour la première fois au monde sur un adolescent de 15 ans, à l’hôpital de l’Enfant-Jésus de Rome. Jusqu’à présent, ce type d’intervention n’avait été réalisé que sur des patients adultes. La particularité de l’intervention réside dans le caractère peu invasif de l’appareil et les modalités d’alimentation qui réduisent les risques d’infection, première cause d’échec des expériences de solutions alternatives à la greffe.

 

Vosges Matin

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Ce que dit votre urine de votre santé

Publié le par M.Hermassi

L’urine n’est pas franchement un sujet de discussion très prisé. Pourtant, elle renferme de très nombreuses informations importantes sur votre état de santé que vous apprécieriez de connaître…

 

 Une femme pensive se pose des questions

L’analyse d’urine est un examen médical permettant de poser différents diagnostics de santé.  En effet, de nombreuses substances présentes dans les urines peuvent révéler la présence de sang dans les urines, des germes ou divers éléments. Au fil des années, des méthodes de plus en plus poussées ont vu le jour, si bien que demain, une analyse d’urine pourra ouvrir une véritable fenêtre sur votre état de santé… Quelques exemples ?

Le cancer du sein

Les mammographies ne vont pas disparaître, mais il sera bientôt possible de procéder à un test d’urine pour rechercher la présence de tumeurs malignes. Des chercheurs de l’Université du Missouri recrutent actuellement des participantes pour procéder à des essais cliniques visant à déceler des ptéridines dans les urines. Tous les humains excrètent des ptéridines, mais les niveaux augmentent chez les patients cancéreux. Cela pourrait à terme permettre de découvrir les tumeurs avant même qu’elles ne soient mises en exergue par une mammographie.

Les caillots de sang

A l’heure actuelle, les caillots de sang sont détectables par des tests sanguins ou d’imagerie assez coûteux. Mais les scientifiques du Massachusetts Institute of Technology ont développé un test d’urine permettant de révéler les caillots de sang cachés. Un test qui devrait pouvoir être commercialisé dans les prochaines années, et même être utilisé à domicile.

La présence de Bisphénol A

L’urine contient beaucoup de ce dont le corps tente de se débarrasser, y compris les excès de toxines, de médicaments ou de nutriments. C’est la raison pour laquelle le meilleur moyen d’évaluer l’exposition d’une population à une substance comme le Bisphénol A reste les tests d’urine. Des quantités anormales de Bisphénol A dans le sang sont liées à des problèmes de santé comme l’asthme, les problèmes de développement ou encore les maladies cardiaques.

Les polypes du côlon

Détecter le cancer du côlon sans coloscopie ? Beaucoup en rêvent. Des recherches menées par l’Université de l’Alberta ont conduit à l’élaboration d’un test d’urine pour déceler le cancer du colon. Après sa commercialisation, ce test permettra d’indiquer la nécessité au patient de passer ou non des examens plus poussés pour confirmer le diagnostic. La coloscopie étant un examen désagréable et coûteux, ce test d’urine permettra d’épargner les patients les moins concernés.

Combien de temps vous vivrez

Les gens qui ont une haute teneur en protéines dans leurs urines (généralement un signe de maladie rénale) meurent environ sept à huit ans plus tôt que ceux avec des niveaux normaux. C’est le constat révélé par une récente étude publiée dans l’American Journal of Kidney Diseases. Ainsi, il est recommandé à toute personne ayant des facteurs de risque de maladies rénales, tels que le diabète ou l’hypertension artérielle, de passer un test annuel.

Yahoo Pour Elles

 

 

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Une molécule unique pour prévenir toute une série de maladies ?

Publié le par M.Hermassi

Une équipe de la faculté de médecine de Strasbourg plancherait actuellement sur une molécule étonnante. Nommée "LNP 599", elle pourrait permettre de prévenir quelques unes des maladies les plus courantes, comme les pathologies cardiovasculaires, et ainsi soigner 30% de la population mondiale.
Des chercheurs français ont développé une molécule qui préviendrait les maladies cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux
Maladies cardiovasculaires, accidents vasculaires cérébraux, diabète, ces maladies et troubles connaissent depuis plusieurs années une augmentation constante. A tel point que les maladies cardiovasculaires sont devenues la première cause de mortalité dans le monde, les AVC la 3e cause de décès en France. Le diabète lui, affecte quelque 3 millions de personnes dans l'Hexagone. Des chiffres qui incitent aujourd'hui à encourager la prévention de ces maladies. Pour cela, tous les moyens sont bons, surveiller son alimentation, avoir une activité physique régulière, etc. Mais des chercheurs français ont semble t-il découvert un moyen plus efficace : une molécule qui serait capable de prévenir à la fois les infarctus, les maladies cardiovasculaires, les AVC, le diabète et même l'obésité. De quoi devenir le "médicament incontournable du XXIe siècle", explique France 3. La molécule appelée LNP 599 a été développée par une équipe de la faculté de Strasbourg à l'issue de 15 ans de recherches.  Une action sur le système nerveux Son secret réside dans un mode d'action innovant : au lieu d'agir sur les organes touchés par les maladies, elle agit sur le système nerveux. "Notre idée était de chercher un espèce de chef d'orchestre qui nous permettrait en modifiant le rythme de ces régulations par une cible unique de modifier tous les symptômes à la fois et nous avons réussi avec cette molécule", explique à France 3 Pascal Bousquet qui dirige l'équipe. En effet, si toutes les maladies citées impliquent des mécanismes différents, elles sont favorisées par certains facteurs de risque commun tels que l'hypertension artérielle, le cholestérol en excès, ou le surpoids. Des facteurs qui s'accompagnent souvent d'altérations au niveau du système nerveux autonome, ont observé les chercheurs. C'est pourquoi ils ont décidé de développer une molécule capable d'agir à la racine, le LNP 599.  Pour l'heure, la molécule n'a été testée que sur des rongeurs mais elle a permis d'observer une réduction de la pression artérielle accompagnée d'une baisse du cholestérol en excès, selon les résultats de l'étude présentée en 2012. Moins d'effets indésirables Les scientifiques estiment que l'intérêt du traitement réside surtout dans son efficacité sur plusieurs pathologies. Un avantage qui permettrait d'écarter le risque d'interactions entre différentes molécules. "Plus on limite le nombre de médicaments et plus on limite, à priori, le risque d'effets indésirables. A notre niveau pour le moment, les études qu'on a pu faire chez l'animal n'ont pas mis en évidence des effets indésirables majeurs", indique à France 3, Nathalie Niederhoffer, pharmacologue de l'équipe. Reste qu'aucune étude n'a encore été réalisée chez l'homme. L'équipe compte donc au cours des années à venir poursuivre leurs travaux avec des essais cliniques. Si la molécule LNP 599 confirme son efficacité, les chercheurs estiment qu'elle pourrait arriver sur le marché d'ici 5 à 7 ans.

Maxisciences

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Facebook enregistre (aussi) ce que vous ne dites pas

Publié le par M.Hermassi

 (MAXPPP)

Sur Facebook, avez-vous jamais eu envie de raconter à quel point votre patron vous énerve ? Combien vos enfants sont merveilleux ? De vous moquer de l’orthographe douteuse de vos contacts ? Pris d’une pulsion, vous avez commencé à taper un message, puis vous vous êtes ravisé. Vous avez décidé de ne jamais posté ce message. Mais il est déjà trop tard : le réseau social sait quelle était votre intention. Facebook intercepte en effet ces post auto-censurés.

C’est ce qu’affirme une étude comportementale basée sur 5 millions d'utilisateurs de Facebook anglophones, relayée par Slate.fr. Les auteurs sont Sauvik Das, étudiant-chercheur à Carnegie Mellon qui a fait un stage d'été d'ingénieur en logiciel chez Facebook et Adam Kramer, data-scientifique de Facebook.

"Pour collecter le texte que vous tapez, Facebook envoie du code à votre navigateur. Ce code analyse automatiquement ce que vous tapez dans un champ texte et renvoie les métadonnées à Facebook", explique Slate.fr. Il faut comprendre que le réseau social ne collecte pas le contenu de votre texte mais d’autres éléments tels que l’heure de publication ou le fait qu’il comporte un lien ou non. Facebook n’évoque pas cette pratique dans ses conditions d’utilisation

Cependant, selon Slate.fr, Facebook pourrait aussi s'intéresser au texte en soi. "C'est sans aucun doute possible technologiquement parlant, et il est clair que Facebook s'intéresse au contenu de vos statuts", écrit le site. Pour quelles raisons ? Facebook existe uniquement par le contenu publié par ses utilisateurs. Dès lors, le réseau social cherche à comprendre ces messages censurés pour mieux les réduire. 

Il n’en demeure pas moins que cette nouvelle arrive dans un contexte particulier, où aucune action de l’internaute ne semble plus privée. Après les révélations sur l’espionnage de la NSA, on a appris que le FBI pouvait activer une webcam à distanceComme le résume le "New York Times", "tous ceux qui peuvent vous surveiller vous surveilleront". 

 

A.S. - Le Nouvel Observateur

Le Nouvel Observateur

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L'univers pourrait bien être un hologramme : ce que signifie vraiment l'étude des physiciens japonais qui l'affirment

Publié le par M.Hermassi

Des chercheurs japonais ont testé mathématiquement la validité d'un modèle selon lequel l'univers ne serait qu'une grande projection holographique venue d'un autre cosmos en deux dimensions.

 

 L'univers pourrait bien être un hologramme : ce que signifie vraiment l'étude des physiciens japonais qui l'affirmentAtlantico : Comment cette nouvelle théorie a-t-elle été découverte, et que change-t-elle sur notre compréhension de l’univers ?

Etienne Klein : Il semble que cette équipe de chercheurs japonais ait validé par des simulations une conjecture posée par Malcadena en 1997, selon laquelle notre univers serait une sorte de projection d’un univers ayant un plus grand nombre de dimensions.Selon cette conjoncture holographique, notre univers serait en quelque sorte la surface d’un univers plus vaste. Mais on ne sait pas encore si cette théorie est juste ou non, car elle n’a pas encore été testée en laboratoire. Cela reste au stade de l’hypothèse.

Comment cette théorie réconcilie-t-elle la théorie de la gravité d’Albert Einstein avec la physique quantique ?

Cette théorie rejoint celle des super cordes. Pour l’expliquer, il faut comprendre que si on avait un microscope ultra puissant, les particules élémentaires n’apparaitraient plus comme des points mais comme des cordes qui vibrent dans un espace-temps dont le nombre de dimension est supérieur à 4. En général cette théorie considère dix dimensions : 4 qui représentent le monde dans lequel on est, et 6 qui sont tellement petites et repliées sur elles-mêmes, qu’elles sont imperceptibles. C’est un peu comme une chemise chiffonnée qui apparaîtrait en 3D, puis en 2D une fois repassée. Dans ce cadre théorique dans lequel on ne suppose pas l’existence de la gravitation, un petit miracle se produit car on peut y retrouver les équations d’Einstein sur la gravitation. Cette théorie permet de prédire l’existence de la gravitation ainsi que les principes de la physique quantique. C’est ce qui la rend très séduisante : elle permet d’unifier les quatre interactions fondamentales : gravitation, électromagnétisme et les deux forces nucléaires (faible et forte).

Notre univers ne serait-il donc que la projection d’un autre cosmos existant ?

La théorie des cordes donne, il est vrai, un peu le vertige avec ses six dimensions supplémentaires. Mais si la conjoncture holographique de Maldacena se confirmait, cela voudrait effectivement dire que notre univers serait une sorte de portion observable d’un univers plus vaste, non observable. L’univers réel serait en fait plus grand que l’univers observable. Mais il faut résister à la tentation de dire "c’est comme cela" tant qu’elle n’est pas prouvée.

Les recherches japonaises ne constituent pas une démonstration formelle mais une simple dualité mathématique qui ne signifie encore rien sur le plan physique. Il reste à vérifier que la théorie des super cordes est la bonne théorie. Cela implique un travail d’expérimentateur afin de vérifier que ces dimensions supplémentaires existent bien et que les particules sont des super cordes. A ce stade, cela peut être une coïncidence comme le début d’une preuve plus générale. C’est une avancée intéressante mais restons prudent.

 

Propos recueillis par Pierre Havez

Atlantico.fr

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