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VIDÉO - Mais pourquoi veulent-ils vivre et mourir sur Mars ?

Publié le par M.Hermassi

Quatre candidats parmi les dizaines de milliers qui ont déjà postulé à l'excentrique et excitant projet Mars One.

Vu la complexité du défi, peut-être l'expédition ne verra-t-elle jamais le jour. Peu importe : l'idée est lancée et elle suscite un vrai engouement. Depuis avril, une société hollandaise à but non lucratif,baptisée Mars One, se propose d'envoyer des volontaires afin de coloniser la planète Mars à partir de 2022. Comment est-ce possible, alors que la Nasa n'envisage pas un tel projet avant au moins 2030 ? En ne proposant qu'un aller simple direction la planète rouge. De quoi économiser de façon substantielle sur le budget retour...

Qui aurait alors envie de se porter volontaire ? Le caractère définitif du voyage, sans parler des innombrables problèmes techniques à régler, relève a priori de la "mission suicide". Eh bien, il faut croire que beaucoup sont prêts à jouer les Christophe Colomb de l'espace : plus de 100 000 personnes se sont déjà portées candidates pour l'aventure en l'espace de quelques mois. Des personnages sérieux et d'autres plus "hauts en couleurs", comme vous pouvez le constater :

 

18 ans et son carnet de santé à jour

Le recrutement est ouvert à toute personne de plus de 18 ans, en bonne santé et maîtrisant l'anglais, même si on peut se présenter en parlant l'espagnol, le français ou le chinois. Pour ce premier tour du recrutement, les candidats doivent fournir un CV, une lettre de motivation et une courte vidéo. Il faut aussi débourser des frais d'inscriptions, de l'ordre de 38 dollars (30 euros). Un montant que le P-DG de Mars One, Bas Lansdorp, a voulu "assez élevé pour que les gens y réfléchissent à deux fois" et "assez faible pour qu'un maximum de personnes puisse le payer". Le comité de Mars One effectuera ensuite une sélection parmi ce vivier, avant d'organiser des "émissions de téléréalité à l'échelle mondiale". Les spectateurs seront alors invités à voter pour choisir les 24 finalistes. Une médiatisation qui devrait aussi servir à financer, on l'imagine, le budget de cette expédition sans retour, estimée à six milliards de dollars.

Qui sont-ils, ces voyageurs de l'extrême ? On trouve beaucoup d'hommes, plutôt jeunes. Un tiers est d'origine américaine, mais les candidats affluent de tous les pays. La plupart ont des compétences ou un métier liés aux sciences de la nature : ingénieur, étudiant en géologie, chercheur en aérospatial, etc. On perçoit sans mal un côté geek chez beaucoup d'entre eux, trahis par les posters et les t-shirts à l'effigie de célèbres séries télévisées, films ou jeux vidéo ayant pour thème la science-fiction. Certains jouent carrément la carte du second degré, car l'humour fait partie des compétences recommandées pour être sélectionnés, aux côtés de la "résilience", de l'"adaptabilité" et de la "capacité à faire confiance".

 

Ils sont conscients que ce projet peut sembler un peu fou mais, justement, c'est ce qui en fait tout l'intérêt selon eux. À la question "pourquoi partir", tous répondent la même chose : parce que c'est la meilleure chose qu'ils puissent espérer accomplir dans leur vie. Alors, pourquoi ne pas tenter l'impossible ?

Par  ET ÉMILIEN LACROIX

LePoint.fr

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