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Une molécule unique pour prévenir toute une série de maladies ?

Publié le par M.Hermassi

Une équipe de la faculté de médecine de Strasbourg plancherait actuellement sur une molécule étonnante. Nommée "LNP 599", elle pourrait permettre de prévenir quelques unes des maladies les plus courantes, comme les pathologies cardiovasculaires, et ainsi soigner 30% de la population mondiale.
Des chercheurs français ont développé une molécule qui préviendrait les maladies cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux
Maladies cardiovasculaires, accidents vasculaires cérébraux, diabète, ces maladies et troubles connaissent depuis plusieurs années une augmentation constante. A tel point que les maladies cardiovasculaires sont devenues la première cause de mortalité dans le monde, les AVC la 3e cause de décès en France. Le diabète lui, affecte quelque 3 millions de personnes dans l'Hexagone. Des chiffres qui incitent aujourd'hui à encourager la prévention de ces maladies. Pour cela, tous les moyens sont bons, surveiller son alimentation, avoir une activité physique régulière, etc. Mais des chercheurs français ont semble t-il découvert un moyen plus efficace : une molécule qui serait capable de prévenir à la fois les infarctus, les maladies cardiovasculaires, les AVC, le diabète et même l'obésité. De quoi devenir le "médicament incontournable du XXIe siècle", explique France 3. La molécule appelée LNP 599 a été développée par une équipe de la faculté de Strasbourg à l'issue de 15 ans de recherches.  Une action sur le système nerveux Son secret réside dans un mode d'action innovant : au lieu d'agir sur les organes touchés par les maladies, elle agit sur le système nerveux. "Notre idée était de chercher un espèce de chef d'orchestre qui nous permettrait en modifiant le rythme de ces régulations par une cible unique de modifier tous les symptômes à la fois et nous avons réussi avec cette molécule", explique à France 3 Pascal Bousquet qui dirige l'équipe. En effet, si toutes les maladies citées impliquent des mécanismes différents, elles sont favorisées par certains facteurs de risque commun tels que l'hypertension artérielle, le cholestérol en excès, ou le surpoids. Des facteurs qui s'accompagnent souvent d'altérations au niveau du système nerveux autonome, ont observé les chercheurs. C'est pourquoi ils ont décidé de développer une molécule capable d'agir à la racine, le LNP 599.  Pour l'heure, la molécule n'a été testée que sur des rongeurs mais elle a permis d'observer une réduction de la pression artérielle accompagnée d'une baisse du cholestérol en excès, selon les résultats de l'étude présentée en 2012. Moins d'effets indésirables Les scientifiques estiment que l'intérêt du traitement réside surtout dans son efficacité sur plusieurs pathologies. Un avantage qui permettrait d'écarter le risque d'interactions entre différentes molécules. "Plus on limite le nombre de médicaments et plus on limite, à priori, le risque d'effets indésirables. A notre niveau pour le moment, les études qu'on a pu faire chez l'animal n'ont pas mis en évidence des effets indésirables majeurs", indique à France 3, Nathalie Niederhoffer, pharmacologue de l'équipe. Reste qu'aucune étude n'a encore été réalisée chez l'homme. L'équipe compte donc au cours des années à venir poursuivre leurs travaux avec des essais cliniques. Si la molécule LNP 599 confirme son efficacité, les chercheurs estiment qu'elle pourrait arriver sur le marché d'ici 5 à 7 ans.

Maxisciences

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