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Une découverte majeure pour mieux traiter les cancers de l'ovaire

Publié le par M.Hermassi

Une découverte majeure pour mieux traiter les cancers de l'ovaire

Selon des travaux publiés dimanche, des chercheurs de l'Institut Curie à Paris sont parvenus à identifier deux caractéristiques génétiques dans les tumeurs de l'ovaire qui permettraient d'émettre un pronostic sur l'évolution de la maladie et donc de mieux la traiter.

Chaque année, le cancer de l'ovairetouche 4.600 femmes en France. Mais en raison de sa situation anatomique, il est souvent diagnostiqué à un stade évolué chez les patientes, augmentant la nécessité d'un traitement rapide. Ainsi, c'est une découverte importante qu'ont faite des chercheurs de l'Institut Curie au cours de travaux publiés dimanche dans la revue Nature Medicine. Ceux-ci ont identifié deux caractéristiques génétiques qui permettraient de distinguer les tumeurs agressives et leur réponse au traitement.

Concrètement, il s'agit de deux "signatures moléculaires" : l'une dite de "stress oxydant" et l'autre de type "fibrose". La première concerne le processus qui conduit à la formation de dérivés d'oxygène qui peuvent agresser la cellule. Le plus souvent, les cellules maîtrisent ce stress. Mais lorsqu'elles sont débordées ou ne disposent pas d'assez d'antioxydants, ce phénomène de stress provoque des altérations, favorisant le développement des cancers, rapporte l'AFP. Dans les modèles animaux étudiés, les chercheurs ont ainsi observé que l'existence dans la tumeur de la signature "stress oxydant" accélérait sa croissance. Mais, si les cellules tumorales souffrant de ce stress se multiplient très vite, elles sont plus sensibles au traitement et meurent plus facilement. 

Au contraire, la signature "fibrose" favorise la migration des cellules tumorales et donc la formation de métastases. "Quoique hautement prolifératives, les tumeurs présentant la signature 'stress oxydant' sont plus sensibles à certaines chimiothérapies, notamment le paclitaxel (nom de marque: Taxol) et ses dérivés", précise Fatima Mechta-Grigoriou qui a dirigé les travaux. Mieux connaitre le type de la tumeur détecté permettrait ainsi d'opter pour un traitement plus adapté et donc plus efficace. Désormais, les médecins travaillent donc sur un projet de test destiné à identifier facilement de quel type de tumeur chaque nouvelle patiente est atteinte grâce aux "signatures" découvertes.

Maxisciences

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