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Russie : une bactérie présente dans le permafrost pourrait ralentir le vieillissement

Publié le par M.Hermassi

Des véhicules traversent une rivière gelée près de Yurga, en Sibérie

SCIENCES - Des tests sur les souris ont démontré que cette bactérie pouvait ralentir le vieillissement...

Un type de bactéries récemment découvert dans les sous-sols arctiques gelés (le permafrost) de Sibérie pourrait permettre de ralentir le vieillissement, a révélé ce mardi l'antenne locale de l'Académie russe des Sciences.

Selon des expériences réalisées en laboratoire, les bactéries, nommées Bacillius F, se sont révélées capables de ralentir le vieillissement de souris, auxquelles avaient été injectés ces organismes, a assuré cette source. Les souris testées ont vécu plus longtemps que celles d'un groupe de contrôle, a indiqué l'Académie des Sciences, qualifiant ces résultats d'«impressionnants». Les scientifiques de l'Académie ont précisé que les injections de bactéries avaient permis de renforcer les défenses naturelles des souris. «En premier lieu, cela concerne l'immunité et sa rapidité d'activation», ont-ils précisé.

La bactérie ne peut se reproduire qu'à des températures de cinq degrés Celsius

Les expériences ont montré que le métabolisme des souris testées avait augmenté de 20 à 30%, ont-ils expliqué, ajoutant que les bactéries avaient également pu aider à réduire la cécité liée à la sénilité, mais pas l'apparition de tumeurs. L'Académie n'a pas précisé combien de souris avaient été testées, mais a précisé que des expériences devaient être faites sur un nombre plus important de cobayes afin que les résultats soient plus fiables. Les scientifiques disent que la bactérie Bacillius F a été découverte en Iakoutie, en Sibérie orientale, où les températures sont particulièrement basses. Elle ne peut se reproduire qu'à des températures de cinq degrés Celsius.

«Nous avons juste pensé : puisque les bactéries ont été retrouvées dans le permafrost où elles étaient bien préservées, elles ont probablement des mécanismes permettant de conserver la viabilité», a expliqué Nadejda Mironova, de l'Institut de biologie chimique et de médecine fondamentale de l'Académie russe des Sciences en Sibérie. «C'est ce qui est arrivé», a-t-elle ajouté

 © 2012 AFP

20minutes.fr

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