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Quand les océans disparaitront-ils de la surface de la Terre ?

Publié le par M.Hermassi


Avec l'effet de la luminosité naturellement croissante du Soleil, les températures terrestres augmenteront dans les futures millions d'années entrainant l'évaporation complète des océans. Pour la première fois, des scientifiques ont imaginé un modèle climatique permettant de simuler ce phénomène.
Les océans disparaitront de la surface de la Terre dans un milliard d'années, à cause du réchauffement du Soleil et de la Terre
Comme la grande majorité des étoiles, le Soleil voit sa luminosité lentement augmenter au cours de son existence. Aussi, indépendamment du réchauffement climatique provoqué par les gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine, la Terre doit se réchauffer au cours de la centaine de millions d'années à venir. Ce phénomène s’explique notamment par une augmentation de la quantité de vapeur d’eau relâchée dans l’atmosphère et au réchauffement terrestre dû à cette vapeur d’eau qui est elle-même un GES. Les scientifiques connaissent bien ce phénomène aujourd'hui. Ils s’attendent ainsi à un emballement du réchauffement climatique sur Terre, qui provoquera une ébullition des océans et la disparition d'eau liquide en surface. Dans le même temps, la Terre ne pourrait plus conserver une température moyenne de 15°C (ce qui expliquerait pourquoi Vénus, plus proche du Soleil, s'est autrefois transformée en fournaise). Bien que ce scénario soit inéluctable, on ne sait pas quand il se produira. Une disparition des océans repoussée De précédents modèles d'astrophysique très simplifiés ne fonctionnaient que sur une seule dimension. La Terre était considérée comme uniforme et les saisons et les nuages n’étaient pas pris en compte, explique le CNRS. Ils prévoyaient ainsi que la Terre commencerait à perdre toute son eau d'ici seulement 150 millions d'années. Mais une équipe du Laboratoire de météorologie dynamique (CNRS / UPMC / ENS / École polytechnique) a cherché à aller plus loin. Pour cela, elle a imaginé le premier modèle climatique tridimensionnel permettant de simuler ce phénomène beaucoup plus précisément. Il tient compte de la circulation atmosphérique, des déplacements d’air chaud et de l'effet "parasol" des nuages (le fait qu’ils réfléchissent le rayonnement solaire) qui tend à s'atténuer au fil des millions d'années. Selon ce modèle beaucoup plus sophistiqué que les précédents, ce n’est que lorsque le flux solaire moyen atteindra 375 watts par mètre carré (contre 341W/m² aujourd’hui) pour une température de surface de près de 70°C, soit dans près d'un milliard d'années que les océans se mettront à bouillir et que l'effet de serre s'emballera. Cette prédiction plus précise repousse donc de plusieurs centaines de millions d'années les estimations précédentes. Un modèle précieux pour comprendre le climat des planètes Les travaux publiés dans la revue Nature permettent de mieux comprendre le climat des exoplanètes. En effet, ces résultats aident à déterminer la valeur de la zone "habitable" autour du Soleil. C'est-à-dire, la zone dans laquelle la planète est considérée comme ni trop loin, ni trop près de son étoile pour que de l'eau puisse y subsister. Selon les chercheurs, une planète peut s'approcher à moins de 0,95 unité astronomique d'une étoile équivalente au Soleil avant de perdre toute son eau, soit 5% de moins que la distance Terre-Soleil. Les chercheurs prévoient maintenant d’appliquer ce modèle à des planètes extrasolaires afin de mieux déterminer quel environnement permettrait de maintenir de l'eau liquide. 

Maxisciences

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