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Les cigarettes électroniques pas forcément sans risque

Publié le par M.Hermassi

Les cigarettes électroniques pas forcément sans risque

 

Elles sont de plus en plus populaires, mais leur utilité pour arrêter de fumer n'a pas été prouvée, pas plus que leur innocuité, rappellent les médecins.

On appelle ça «vapoter», en raison de la vapeur qui s'en échappe et crée une illusion de fumée. Apparues sur le marché dans le sillage du durcissement des lois anti-tabac, les cigarettes électroniques rencontrent un succès croissant. Contenant moins de substances toxiques que leurs homologues classiques, elles sont perçues par les consommateurs comme un substitut inoffensif - moins coûteux qui plus est. Mais le recul manque encore sur les effets sanitaires de ces produits aux compositions disparates, rappellent les spécialistes.

Si elles ne contiennent pas de tabac ni de goudron, les e-cigarettes comportent tout de même des solvants variés (comme le propylène de glycol) et parfois de la nicotine. C'est d'ailleurs la concentration de cette dernière qui détermine les normes auxquelles les e-cigarettes doivent répondre. Quand elles sont alimentées par une cartouche contenant au moins 10 mg de nicotine, elles sont considérées comme des dispositifs médicaux et doivent à ce titre disposer d'un marquage CE attribué par un laboratoire agréé auprès de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Si la concentration en nicotine de la recharge est inférieure à 10 mg, elles sont considérées comme des biens de consommation courante et sont soumises à l'obligation générale de sécurité supervisée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Pas toujours facile pour le consommateur de s'y retrouver! Pour ajouter à la confusion, certaines pharmacies proposent des e-cigarettes à la vente alors qu'un décret le leur interdit - y compris celles considérées comme des dispositifs médicaux.

 

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