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Crise cardiaque : un nouveau traitement réduit les risques

Publié le par M.Hermassi

Un nouveau traitement anticoagulant, la bivalirudine, permettrait de diminuer les risques de décès ou saignement grave en cas d’infarctus.  Ce médicament pourrait être utilisé dès la phase pré-hospitalière chez les patients transférés en urgence.

Crise cardiaque : un nouveau traitement réduit les risques

Une équipe de chercheurs français a travaillé sur un anticoagulant à utiliser en urgence, capable de réduire les risques de décès liés à l’infarctus de 8,5% à 5,1%. Les scientifiques, dirigés par le docteur Philippe-Gabriel Steg,d’une unité de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), ont mené un grand essai clinique international, baptisé Euromax, dans 9 pays européens, impliquant plus de 2 200 patients. Publiés dans la revue The New England Journal of Medicine, ces résultats indiquent le meilleur traitement anticoagulant à administrer avant l’arrivée à l’hôpital en cas d’infarctus.

La crise cardiaque demeure la première cause de décès dans le monde et touche près de 100 000 personnes par an en France, rappelle l’Inserm. La solution en cas d’urgence consiste en une dilatation des artères afin que le sang puisse circuler de nouveau jusqu’au cœur. Cet acte médical nécessite un traitement anticoagulant injectable, qui comporte certains dangers. "En dilatant les artères, on fluidifie également le sang avec le risque que, si une hémorragie se déclare, on ne puisse pas la juguler", explique Philippe-Gabriel Steg.

Les bénéfices de la bivalirudine

Les chercheurs ont donc travaillé sur le traitement classique, l’héparine, et un autre, plus spécifique, appelé bivalirudine, utilisé avant l’arrivée à l’hôpital par les équipes d’urgentistes et de SAMU. "Après 30 jours de suivi, la bivalirudine a réduit le risque de décès ou de saignement grave de 8,5 % à 5,1 % et le risque de décès, infarctus du myocarde ou saignement majeur de 9,2 à 6,6 %; en comparaison avec la stratégie utilisant l’héparine", déclare l’Inserm.

 

La mauvaise nouvelle est que ces bénéfices sont liés à une augmentation du risque de thrombose à l’intérieur d’un stent, un dispositif métallique glissé dans les artères pour les maintenir ouvertes. Pourtant, “les bénéfices sont robustes et concordants dans tous les sous-groupes testés, et notamment concordants quels que soient le type de traitement antiplaquettaire oral, ou la voie d’accès artériel utilisée pour l’angioplastie (accès artériel radial ou fémoral)” précise Philippe-Gabriel Steg. Ces résultats ouvrent la voie à une utilisation de la bivalirudine comme anticoagulant dès la phase pré-hospitalière de l’infarctus du myocarde chez les patients transférés en urgence, conclut l’Inserm.

Topsante

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