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Cancer de la prostate : un test pour déterminer la gravité de la tumeur

Publié le par M.Hermassi

Mesurer la gravité de la tumeur en cas de cancer de la prostate devrait permettre de limiter les ablations inutiles. Un test génétique est aujourd’hui à l’étude.

 un test pour le cancer de la prostate

Le choix et l’ordre des traitements d’un cancer de la prostate dépendent notamment de l’étendue du cancer au moment du diagnostic et de son évolution potentielle. Or, un nouveau test pourrait éviter à certains hommes atteints d’une forme bénigne de cancer de la prostate, de passer sous le bistouri du chirurgien. Une nouvelle étude présentée à la Conférence internationale sur le cancer qui se tient actuellement à Liverpool (Grande-Bretagne) montre qu’un test permettrait de déterminer de façon très précise si une personne atteinte d’un cancer de la prostate souffre d’une tumeur maligne à risque élevé ou d’une tumeur localisée à faible risque.

Etre capable de différencier les types de tumeurs de façon précoce est une réelle avancée en matière de traitement du cancer de la prostate car certains cancers évoluent très lentement et ne nécessitent pas de traitements lourds (comme les rayons) ou d’ablation. Le recours à ce test permettrait d’éviter les sur-traitements qui ne sont pas sans conséquence sur la vie des malades (incontinence, impuissance…)

Ce test, mis au point par le laboratoire Myriad Genetics, est passé entre les mains des chercheurs de l’Université Queen Mary de Londres avant d’être présenté à la Conférence internationale sur le cancer. Mais de nouvelles validations sont encore nécessaires avant qu'il ne soit mis à disposition des oncologues.

Cancer de la prostate : trop de sur-traitement

En France, les chercheurs de l’Institut National de la santé et la recherche médicale (Inserm) se sont récemment penchés sur l'ampleur du sur-diagnostic et du sur-traitement pour le cancer de la prostate.
Le dépistage du cancer de la prostate repose essentiellement sur le dosage dans le sang d'un marqueur spécifique d'un dysfonctionnement de la prostate appelé PSA. Or,comme beaucoup de tests de dépistage, le dosage du PSA détecte plus facilement les tumeurs qui évoluent le moins vite» ont souligné les chercheurs de l’Inserm. Par conséquent, une part des tumeurs diagnostiquées suites à ce  test sont faiblement évolutives et expose les patients au risque de sur-traitement. C’est-à-dire au traitement des cancers à très faible risque de progression qui n’auraient pas impacté la vie du patient alors que les traitements ont, eux, des effets indésirables pour les patients.

 

 Topsante

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