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Avec Mars-One, nous pourrions habiter sur Mars dès 2023

Publié le par M.Hermassi

Les premiers et très enthousiastes volontaires se sont réunis à Washington samedi dernier pour assister à une présentation de leur future mission : coloniser Mars dès 2023. Un programme historique qui compte bien établir les premiers voyages sans retour pour la planète rouge. 

Après avoir lancé un appel à candidatures en avril dernier, Bas Lansdorp, fondateur et PDG de Mars-One, a donné rendez-vous à une quarantaine de personnes dans un auditorium de l'université George Washington. Venus du Canada et de tous les Etats-Unis, ils ont pu écouter les derniers détails de ce projet fou : un aller simple pour Mars dès 2022 ! "Établir une colonie permanente sur Mars signifie pas de retour. Cela a l'air spectaculaire mais il ne faut pas oublier que dans l'histoire de notre planète, des gens sont partis en exploration en quittant leurs familles. La prochaine étape la plus logique est Mars", a résumé le responsable.  Le voyage qui valait six milliards Les quatre premiers colons devraient poser les pieds sur Mars dès 2023 après un voyage intersidéral long de sept mois. Ensuite, de nouveaux équipages devraient être envoyés tous les deux ans, selon le PDG de Mars-One, la société néerlandaise à but non lucratif. Le prix de la première mission est pour le moins astronomique : six milliards de dollars (4.5 milliards d'euros). "Nous ne sommes pas encore arrivés à collecter ce montant" a regretté Bas Lansdorp en refusant de préciser la somme déjà réunie. Le projet est tout de même en plein développement et tous les aspects sont calculés pour garantir des performances optimales. "Une première entreprise est sous contrat et a commencé à travailler sur le système de maintien en vie et les combinaisons" a-t-il assuré. Un environnement inhospitalier L'environnement de Mars est malgré tout particulièrement hostile, dénué d'oxygène et de nourriture, exposé à de fortes radiations cosmiques et à une température moyenne avoisinant les -63°C. Mais là encore le PDG de Mars-One se veut rassurant face au scepticisme suscité, expliquant que les conditions dans lesquelles évolue la Station Spatiale International sont "encore plus hostiles". "On sait déjà fabriquer de l'oxygène et recycler les choses. On fera ça sur Mars" a-t-il affirmé en reconnaissant tout de même l'existence d'un problème de taille : il n'existe pas encore de fusée suffisamment puissante pour lancer la mission. Une incomplétude technologique qui devrait théoriquement être comblée d'ici à 2022 à en croire le PDG de Mars-One. Sur 78 000 volontaires, il ne restera que 24 Colons Ce sont déjà 78 000 personnes qui se sont portées volontaires suite à l'annonce diffusée en avril dernier. Et "ça continue" signale M. Lansdorp. Or, seuls 24 colons seront voués à s'installer sur la planète rouge. De vastes étapes de sélection seront donc programmées afin d'élire quels seront les premiers Hommes à fouler Mars. Les propos rapportés par 20 Minutes retranscrivent bien l'excitation et l'enthousiasme des différents postulants à l'aventure. Présent lors de la conférence de Washington, Jesse Lemieux, originaire du Maine, s'exalte ainsi de découvrir "des canyons qui sont plus profonds et plus larges que n'importe où sur terre. Je veux avoir la chance de voir ça, de voir s'il y a ou s'il y a eu de la vie, même si c'est une simple bactérie, ce serait incroyable de voir cela". 

Gentside

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