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A Hong Kong, le marché des ''maisons hantées'' explose

Publié le par M.Hermassi

A Hong Kong, le marché des ''maisons hantées'' explose

"Vend appartement pas cher, moins 15-20% par rapport à la valeur du marché, suite à mort violente du propriétaire..." Vous pourriez trouver une annonce pareille à Hong Kong.

Dans la ville de Hong Kong, où les superstitions peuvent faire monter ou baisser le prix des appartements, le marché des "maisons hantés", c'est-à-dire des propriétés où il s'est produit un drame, a le vent en poupe."Les Chinois, et plus particulièrement à Hong Kong, n'aime pas les maisons où quelque chose de malheureux s'est produit", explique Eric Wong, un agent immobilier sur le site spécialisé Squarefoot, cité par CNN."Elles peuvent donc se vendre moins cher, ce qui augmente les rentes locatives", ajoute-t-il. "Les rentes locatives normales sont à 3-4%, mais dans un appartement où il y a eu un meurtre, elles peuvent monter à 7%."

Sur le site, on trouve des annonces avec des descriptions factuelles telles que "Une victime de sexe féminin s'est pendue", "Une adolescente de 13 ans a sauté du bâtiment, après une dispute avec sa mère" ou  "Une femme de ménage a perdu l'équilibre en nettoyant les vitres". Les agents immobiliers sont en effet obligés par la loi à révéler à l'acheteur si quelque chose s'est produit dans la propriété.

Des baisses de prix allant de 15 à 40%

Les appartements de ce genre sont généralement vendus à des clients qui ne partagent pas les croyances populaires, comme des étrangers. Toutefois, certains agents disent avoir des clients Chinois que cela ne gêne pas, tout comme des docteurs ou des infirmières "habitués à travailler au milieu des morts. Cela dépend souvent des circonstances de la mort et des rumeurs qui circulent", explique Wong. Les meurtres particulièrement horribles ou les morts poignantes peuvent affecter les prix de tout un étage... voire d'un immeuble entier ! "Il y a eu un meurtre affreux dans un immeuble dans la baie de Quarry, une femme qui a tué son mari, a coupé le corps en morceaux et a mis les morceaux dans des sacs en plastique à chaque étage. Même 15 ans plus tard, les appartements de cet immeuble sont toujours difficiles à vendre."

Ces immeubles ou ces appartements sont "hongza" pour les Hong-kongais superstitieux, un terme qui vient du mot cantonais "hong", qui signifie violence, meurtre ou calamité. Ils se négocient à environ 15-20% plus bas que le prix du marché, mais cela peut atteindre 40% ! "J'ai eu vent d'agents immobiliers qui utilisent une liste identifiant les biens avec des cotes d'une à quatre têtes de morts, correspondant à l'accident mortel jusqu'au meurtre médiatisé, mais je pense qu'elle reste officieuse", explique Eric Wong. Un autre agent, qui ne souhaite pas être identifié, a déclaré au journal que le "hongza" a tendance à disparaître quand l'appartement change de mains. Et quand ce n'est pas le cas, il ne reste qu'à attendre. "Le temps guérit les blessures" explique le blogueur et spéculateur immobilier Mo Yu-Wen. "Le temps passera, de moins en moins de gens sesouviendront de ce qui s'est passé et la valeur repartira à la hausse".

Gentside

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