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Japon : des examens de santé effectués par des toilettes

Publié le par M.Hermassi

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  •  Japon - Une entreprise a mis au point des "toilettes intelligentes" qui analysent votre état de santé alors que vous soulagez juste vos besoins naturels.
  • Ces toilettes ont été mises au point par le numéro un japonais des sanitaires, Toto, et cela sur demande d'un constructeur immobilier. Ainsi, ces toilettes révolutionnaires recueillent votre urine lorsque vous les utilisez, effectuent des analyses, vous pèsent et un bracelet prend votre tension. Un écran indique ensuite aux utilisateurs s'ils sont en bonne santé et le taux de sucre présent dans les urines. La température de l'utilisateur est également indiquée.

Et l'architecte de Daiwa House d'expliquer à l'AFP : "Le modèle actuel transmet automatiquement les données vers votre ordinateur personnel et c'est à vous de les envoyer éventuellement à votre médecin. La prochaine génération, qui offrira davantage d'analyses, transmettra directement vos données par internet au médecin ou aux membres de votre famille."

Le prix de ce nouvel objet : entre 3.200 et 4.500 euros. La lunette des toilettes se lève automatiquement à l'arrivée d'un utilisateur et le siège est chauffé pour plus de confort. Une nouvelle option est également mise en place. Appelée Otohime (littéralement "princesse du son" explique l'Agence France Presse), elle permet de déclencher la chasse d'eau pour couvrir les bruits gênants.

 

 

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Les fantasmes de l'ADN juif ou berbère d'Hitler

Publié le par M.Hermassi

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Une enquête génétique d’ores et déjà largement critiquée a un mérite: faire le point sur ce que l'on peut faire dire à l'ADN

 

 

 Le serpent de mer des véritables origines d’Adolf Hitler resurgit aujourd’hui avec la publication, dans le magazine belge néerlandophone Knack des conclusions d’une étude génétique; conclusions reprises et développées notamment par le site du Daily Mail.

Cette enquête a été menée par un journaliste (Jean-Paul Mulders) associé à un passionné de l’histoire hitlérienne (Marc Vermeeren). Ils expliquent en substance avoir pu retrouver 39 membres vivants de la famille du dirigeant nazi (dont l’un de ses cousins, agriculteur autrichien) puis fait procéder à des examens génétiques à partir notamment de prélèvements de salive. Principale –et spectaculaire– conclusion: les auteurs annoncent que les différents profils génétiques qu’ils ont pu obtenir permettent d’affirmer qu’Adolf Hitler était porteur, sur ses chromosomes Y, d’une structure spécifique –bien connue des généticiens des populations– dénommée  Haplopgroupe E1b1b (Y-ADN).

«Génétiquement lié à des gens qu'il méprisait»

Cette structure est caractéristique des Berbères de l'Afrique du nord-ouest chez qui elle serait apparue il y a environ 5.600 ans. Les spécialistes estiment que sa fréquence dans la population masculine se situe généralement autour de 50% au Maghreb et atteint parfois 80% dans certains groupes au Maroc. Il est aussi présent en Somalie et au Moyen-Orient. En Europe, il semble qu’on ne la retrouve (en de plus faibles proportions) pour l’essentiel que dans le sud de l’Espagne et de l’Italie. Cette structure est également statistiquement plus fréquemment retrouvée dans les populations séfarades et ashkénazes.

Conclusions des auteurs de cette enquête: le dictateur nazi a une ascendance berbère et/ou juive. Pour Jean-Paul Mulders, «on peut partir du postulat selon lequel Hitler était lié génétiquement à des gens qu’il méprisait». Un postulat qui incitera à mille et une interprétations. Reste qu’un postulat n’est pas une preuve et ce même si un «spécialiste de l’Université catholique de Louvain» explique qu’il s’agit là «d’un résultat surprenant, que n’aurait pas apprécié ou accepté Hitler qui ne savait probablement pas qu’il avait ses racines en Afrique du Nord», spécialiste qui ajoute:

«Il est difficile de prévoir ce qui va se passer avec cette information, tant pour les détracteurs que les partisans d’Hitler.»

Reste que Knack n’est ni Nature ni Science et que les auteurs ne fournissent pas les éléments scientifiques et généalogiques qui permettraient d’authentifier leurs dires. Ils se bornent à préciser que les échantillons d’ADN qu’ils ont pu réunir ont été testés dans des conditions de laboratoire les plus rigoureuses qui soient. Il faut d’autre part rappeler que les conditions de ces collectes biologiques effectuées en Europe et aux Etats-Unis avaient, il y a un an, alimenté une controverse.

Extrapolation à haut risque

Interrogés à ce sujet, plusieurs des meilleurs spécialistes français de génétique, dont le Pr Arnold Munnich (Inserm, Hôpital Necker Enfants malades, Paris) nous ont déclaré que les fondements scientifiques sont ici très fragiles et que les auteurs de ce travail font dire à leur minces données bien plus qu'elles ne peuvent dire. Une extrapolation à très haut risque, compte tenu du sujet. 

Le Pr Jean-Paul Moisan, qui fut l’un des premiers à développer en France la technique des empreintes génétiques, fait la même analyse que son confrère. Il estime toutefois que cette affaire offre l’opportunité de rappeler quelques vérités à une époque qui continue de sacraliser –ou de diaboliser– l’ADN. Pour cet ancien chercheur à l'Inserm, aujourd'hui PDG de la société Institut génétique Nantes-Atlantique, si elle était démontrée, la présence de l’haplogroupe E1b1b dans les chromosomes Y d’Adolf Hitler n’aurait aucune signification particulière; si ce n’est qu’elle témoignerait indirectement que l’Autriche, la Hongrie et cette partie de l’Europe ont depuis des siècles connu de nombreux brassages de population. 

Jean-Paul Moisan: «Arrêtons les fantasmes! Il n’y a pas de gènes français, de gènes allemands autrichiens ou berbères. Il y a certes bien des caractéristiques génétiques communes à telles ou telles populations, mais rien ne permet ensuite d’extrapoler et d’en tirer des conclusions délirantes. La grande difficulté est parvenir à faire comprendre que l’ADN peut permettre l’identification d’un criminel ou l’affirmation d’un lien de paternité, mais ne peut pas permettre d’affirmer que telle ou telle personne appartient à telle ou telle population, telle ou telle ethnie. Les yeux bleus sont assez fréquents en Europe du nord? Certes, mais il en existe aussi dans le Maghreb… Il nous faut dire et redire que la majeure partie de la diversité génétique de notre espèce se situe à l’intérieur même des populations, et non entre ces dernières.» 

En février dernier, le généticien Bertrand Jordan abordait courageusement cette délicate problématique et ce à la lumière des derniers acquis scientifiques dans les colonnes du mensuel Médecine/Sciences.

Bertrand Jordan: «S’interroger, grâce aux nouveaux outils de la génomique, sur l’éventuelle différenciation génétique de groupes humains est parfois mal vu, notamment en France. On s’accroche à une formulation simpliste: “Nous sommes tous identiques à 99,9%, donc les races n’existent pas”, qui ne rend pas compte de la réalité dans sa complexité. Les derniers résultats obtenus dans ce domaine montrent bien que notre ADN garde la trace de nos ancêtres –rien d’étonnant à cela– mais aussi qu’il révèle toute la distance entre notre histoire génétique, notre constitution personnelle, et les catégories raciales. Catégories que l’on a, jusqu’il y a peu, prétendu fonder sur la biologie alors que –et l’histoire des Afro-américains le démontre– elles constituent une construction sociale. La “one drop rule” [régime longtemps en vigueur aux Etats-Unis selon lequel «une seule goutte» de «sang noir» (c’est-à-dire un seul ancêtre noir, même fort lointain) suffisait à faire de vous un noir], manifestation caricaturale de l’obsession de pureté raciale des “blancs” en fournit une illustration marquante –y compris dans l’inversion actuelle qui voit des individus génétiquement et phénotypiquement Européens se revendiquer comme Afro-américains…»

Les auteurs de l’enquête de Knack sont quant à eux bien loin de ces considérations. Ils estiment qu’il existe à Moscou (dans les sous-sols du Kremlin?) un fragment osseux de la mâchoire d’Adolf Hitler. Ils évoquent aussi un drap taché de sang retrouvé sur le divan de son bunker, où il se serait suicidé le 30 avril 1945. Knack demande donc au gouvernement russe l’autorisation de procéder à l’analyse génétique de ces restes, et ce «afin de mettre un terme aux spéculations qui depuis déjà 65 ans circulent sur la mort du Fürher». Comprendra qui pourra.  

Jean-Yves Nau

Photo: La statue de cire d’Hitler au musée Madame Tussaud de Berlin. REUTERS/Tobias Schwarz

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NDM-1, cette bactérie multirésistante que redoutent les scientifiques

Publié le par M.Hermassi

NDM-1, tel est le nom de la nouvelle menace sanitaire. Une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet Infectious Diseases tire la sonnette d'alarme. Le professeur Patrice Nordmann, directeur de l'unité Inserm "résistances émergentes aux antibiotiques" et chef du service microbiologie-bactériologie-virologie de l'hôpital Bicêtre, répond aux questions du Point.fr.

Le Point.fr : Faut-il s'inquiéter ?

Patrice Nordmann : NDM-1 (New Dehli metallico-beta-lactamase 1) n'est pas une bactérie comme il y a un virus H1N1. Il s'agit en réalité d'un gène de résistance qui s'est diffusé dans plusieurs types de bactéries. Il permet la synthèse d'une enzyme qui inactive la plupart des antibiotiques présents sur le marché, y compris les carbapénèmes, réservés aux infections les plus graves. Ce gène se localise dans des bactéries qui sont déjà résistantes aux antibiotiques. Elles deviennent ainsi multirésitantes et donc extrêmement difficiles à traiter. NDM-1 touche aussi des entérobactéries comme les colibacilles qui sont responsables du plus grand nombre d'infections humaines. Un ou deux antibiotiques peuvent être utilisés mais leur efficacité n'est pas certaine. L'aspect impasse thérapeutique est réel. On n'aura pas de solution avant au moins 5 ans.

De quel type d'infection parle-t-on ?

Cela donne, en ville, des infections urinaires qui affectent plutôt des femmes et, à l'hôpital, des infections nosocomiales chez des patients déjà fragilisés - infections pulmonaires, septicémies, infections sur cathéter, etc. Et, dans ces derniers cas, le risque de mortalité pourrait être élevé.

D'où viennent ces bactéries ?

Le réservoir se situe dans le sous-continent indien : Pakistan, Inde, Bangladesh. Le tout premier cas a été identifié en 2008, en Suède, chez un patient d'origine indienne transféré depuis un hôpital indien vers un centre de soins suédois. Les Anglais viennent d'identifier 150 cas en Inde mais il y en a certainement beaucoup plus. Ils ont également décelé près d'une quarantaine de cas sur leur territoire qui s'expliquent par leurs liens privilégiés avec l'Inde et la présence de nombreux Indiens. La France, qui a moins d'échanges avec l'Inde est moins exposée.

Un premier cas n'a-t-il pas été identifié en France ?

En effet, le laboratoire Inserm que je dirige reçoit des souches venant du monde entier et nous avons identifié un cas français. Une personne qui était simplement porteuse d'une de ces bactéries. Il ne s'agit pas d'un patient hospitalisé au Kremlin-Bicêtre comme cela a pu être rapporté mais, pour des raisons de confidentialité évidentes, nous ne pouvons pas divulguer le nom de l'hôpital où cette personne a été prise en charge. Une chose est sûre : il s'agit d'un patient qui avait été hospitalisé en Inde comme dans l'ensemble des cas que nous avons identifié au Kenya, en Australie ou au Sultanat d'Oman.

Comment contracte-t-on ces bactéries ?

Elles se trouvent dans l'environnement et leur réservoir naturel chez l'homme est le tube digestif. Leur mode de transmission est dit féco-oral. Elles ne se transmettent pas par l'air mais essentiellement par les mains et le contact avec des objets souillés.

Pourquoi lie-t-on leur transmission au tourisme médical ?

Parce que les chercheurs anglais ont observé que la plupart des cas répertoriés chez eux concernaient des patients qui avaient été hospitalisés en Inde pour subir un acte chirurgical.

Faut-il éviter de se rendre dans les pays du sous-continent indien ?

Non, vous pouvez vous y rendre. En revanche, je déconseille toute hospitalisation dans ces pays. Sur place, il convient de se laver très fréquemment les mains et d'être vigilant à ne pas absorber de boissons douteuses. Toutes les précautions indiquées pour éviter la gastroentérite sont de mise, notamment éviter les salades et les glaces.

Comment faire face à ce risque ?

En France, nous sommes en train d'émettre des recommandations qui seront dévoilées début septembre. L'idée principale est de dépister systématiquement les patients à risque, à savoir tout ceux qui ont été hospitalisés à l'étranger et transférés soit par des organismes d'assistance soit par des établissements de santé. Un système que nous avons d'ailleurs mis en place depuis 5 ans à Bicêtre concernant l'ensemble des bactéries multirésistantes. Le souci est que ces bactéries n'étaient jusqu'ici présentes qu'en milieu hospitalier. En cas d'épidémie, on pouvait imaginer fermer la structure hospitalière et évacuer les patients. Avec NDM-1 qui donne des infections "de ville", on ne pourrait pas aussi facilement contenir le problème.

 

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Une bactérie résistante à tous les antibiotiques se répand dans le monde

Publié le par M.Hermassi

Une nouvelle génération de bactéries, résistantes à quasiment tous les antibiotiques, aurait récemment infecté trois Australiens, a révélé le 12 août le journal The Australian. L'enzyme produite par cette nouvelle "superbactérie", la New Delhi metallo bêta lactamase (NDM-1), serait responsable de la résistance de certaines bactéries à tous les antibiotiques, notamment les carbapénèmes pourtant dotés d'un fort pouvoir anti-bactérien.

 Une étude publiée dans le journal scientifique The Lancet, le 11 août dernier, révélait la présence de cette "superbactérie" chez de nombreux patients indiens, pakistanais et britanniques. Un consortium international de chercheurs avait ainsi isolé la bactérie chez 26 patients dans l'Haryana (Inde), chez 37 patients britanniques et 73 patients issus d'autres sites d'Inde et du Pakistan.

Selon les scientifiques, la plupart des patients concernés avaient récemment séjourné en Inde et au Pakistan pour des vacances ou du "tourisme médical".

L'étude rapporte que l'enzyme en question concerne actuellement la bactérie intestinale Escherichia coli, responsable de gastro-entérites et d'infections urinaires, et la bactérie Klebsiella pneumoniae à l'origine de certaines infections respiratoires.

"L'enzyme NDM-1 peut potentiellement devenir un important problème de santé publique au niveau mondial. Il est nécessaire de coordonner une surveillance internationale", avaient indiqué les principaux auteurs de l'étude.

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Fais tourner le fichier MP3

Publié le par M.Hermassi

 

Les drogues peuvent être injectées, ingérées ou fumées mais aussi, désormais, écoutées: des fichiers musicaux téléchargeables sur internet promettent de faire ressentir à leurs «consommateurs» des effets semblables à ceux provoqués par le LSD ou la cocaïne.

Ces «substances numériques» reposent sur la technique des battements binauraux. Cette dernière consiste en l'émission dans chaque oreille de deux sons semblables mais dont la fréquence diffère, ce qui a pour conséquence d'altérer les ondes cérébrales.

«Il est possible grâce à cette méthode d'amener le cerveau à produire des ondes voulues: par exemple, des ondes lentes, comme les ondes alpha, associées aux états de relaxation, ou encore des ondes plus rapides, comme les ondes bêta, associées à des états de vigilance et de concentration», a expliqué à l'AFP la neuropsychologue Brigitte Forgeot, qui a rédigé un mémoire sur les effets cliniques et neuropsychologiques des sons binauraux.

Le site I-Doser.com, qui revendique la place de leader sur le marché des battements binauraux, propose sur sa boutique en ligne, depuis 2005, près de 200 «doses» différentes, pour lesquelles l'utilisation d'un casque stéréo est indispensable et dont le prix varie entre 2,50 et 199,95 dollars.

Disponible depuis 2007 sur le site de téléchargement américain Cnet.com, le programme d'écoute a été téléchargé plus de 1,4 million de fois, dont quelque 18.000 la semaine passée.

Les deux fichiers les plus chers, baptisés «Gate of Hades» et «Hand of God» et d'une durée de 30 minutes, peuvent au choix, selon leur description, plonger l'utilisateur dans ses pires cauchemars ou lui faire atteindre un état de béatitude.

Entre chaque prise, les concepteurs conseillent de s'administrer un «reset», un son de 20 minutes censé dissiper les effets des écoutes précédentes.

L'effet des sons cesse dès qu'on stoppe l'écoute»,

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