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La poule était là avant l'œuf !

Publié le par M.Hermassi

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Scientifiques et penseurs s'y penchaient depuis plus d'un millénaire, vraisemblablement depuis le troisième siècle de notre ère. Quelque 1.800 ans de recherches et de solutions toutes aussi ampoulées les unes que les autres sans pour autant réussir à résoudre cette énigme. C'était à devenir chèvre.

Comment la poule, qui a besoin de l'œuf pour naître, pourrait-elle être la première ? Ce devait être l'œuf ! Mais comment l'œuf, qui a besoin de la poule pour être pondu, pouvait-il être le premier ? Le casse-tête avait de quoi brouiller les esprits les plus éclairés.

 Seulement, cette fois, des chercheurs de l'université de Sheffield et de Warvick pensent bien en être venu à bout en remettant cette énigme d'œuf à plat d'une manière on ne peut plus scientifique. Après analyse, ils ont en effet révélé que la coquille d'œuf contenait une protéine, appelée ovocledidin-17, qui n'existerait auparavant que dans les ovaires de poule.

Le raisonnement est simple : sans poule, pas d'ovaires ; sans ovaires, pas de protéine ; sans protéine, pas de coquille et sans coquille, pas d'œuf. Autrement dit, un œuf ne peut voir le jour qu'à l'intérieur d'une poule. La poule aurait donc la été la première et aurait créé l'œuf !

D'où cet eurêka!, poussé par le docteur Colin Freeman de l'université de Sheffield, fier comme un coq : « On a longtemps suspecté l'œuf d'être arrivé le premier mais maintenant, nous avons la preuve scientifique que c'est en fait la poule qui était là avant. »

Seulement, et sans vouloir être vache, il reste maintenant à répondre à une autre question : d'où est donc sorti cette première poule ? Ne serait-ce pasd'un œuf ?

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A mi-voyage, la sonde Rosetta frôle l'astéroïde Lutetia

Publié le par M.Hermassi

 

C'est une rencontre aux allures de répétition générale. A quelque 460 millions de kilomètres de la Terre, la sonde spatiale Rosetta devait survoler, samedi 10 juillet, l'astéroïde Lutetia. A l'occasion de ce frôlement, le vaisseau de l'Agence spatiale européenne (ESA) sortira de son hibernation pour braquer ses instruments sur ce corps céleste d'une centaine de kilomètres de diamètre, qui croise dans la principale ceinture d'astéroïdes - entre les orbites de Mars et de Jupiter. Quatre ans avant qu'il ne parvienne à son objectif final, la comète Churyumov-Gerasimenko, les navigateurs de l'ESA pourront ainsi contrôler le bon fonctionnement de l'engin, lancé en 2004par une Ariane-5.

Les manœuvres ont commencé dès le 18 mars. La sonde de trois tonnes doit accomplir un retournement pour pouvoir pointer sa caméra sur Lutetia. Ce dernier sera distant de 3 169 kilomètres au plus proche du croisement. La sonde passera devant l'astéroïde à une vitesse de 54 000 km/h. Pour se figurer la difficulté de l'opération, l'agence spatiale allemande (DLR), associée à la mission, offre cette image : c'est comme si une voiture télécommandée, lancée à 100 km/h sur une route, prenait une photo d'un objet fixe situé sur la voie d'en face. Celui qui tient la télécommande étant placé à deux fois la distance Terre-Lune de la route en question...

Cependant, le survol de Lutetia ne sera pas qu'une simple répétition générale. Les scientifiques attendent beaucoup de cette rencontre et, en particulier, d'en savoir plus sur Lutetia, l'un des plus imposants occupants de la ceinture d'astéroïdes. Outre les prises d'images, Rosetta mesurera le champ magnétique de l'astre, analysera les gaz et les poussières dans son sillage et la nature de la lumière qu'il réfléchit. Ces observations devraient permettre de déterminer l'âge et la composition de l'astéroïde, et de vérifier qu'il appartient bien, comme la majorité des spécialistes le pensent, à la catégorie des astéroïdes métalliques (type M).

Planning précis

Rosetta n'en est pas à son premier survol. Au cours des quelque 5 milliards de kilomètres qu'elle a parcourus dans le système solaire, elle a déjà frôlé l'astéroïde Steins, également situé entre Mars et Jupiter. Le 5 septembre 2008, elle est passée à 800 km environ de ce petit corps céleste de 5 km de diamètre. Sur les onze astéroïdes à avoir été approchés par une sonde spatiale, deux l'auront donc été par Rosetta.

Depuis son lancement, la sonde spatiale décrit une trajectoire complexe dans le système solaire. Grâce à cette valse, la sonde peut utiliser les champs de gravitation des planètes pour accélérer et reprendre l'élan nécessaire à la poursuite de son voyage vers Churyumov-Gerasimenko - "Chury" pour les intimes. Cette noria interplanétaire a parfois de quoi déconcerter. Le 7 novembre 2007, le centre de l'Union astronomique internationale (UAI) chargé de calculer les orbites des petits objets du système solaire, alertait qu'un astéroïde inconnu, 2007VN84, se rapprochait rapidement de la Terre. Et qu'il ne passerait qu'à quelques milliers de kilomètres - une paille - de la Planète bleue : la collision était possible. La panique dura quelques heures, avant que les astronomes ne réalisent que 2007VN84 n'était autre que Rosetta.

La sonde ne devrait plus frôler la Terre. Ni aucun autre corps céleste. Le 11 juillet, une fois survolé Lutetia, l'engin sera mis en sommeil pour quatre ans. Il ne se réveillera qu'en 2014, lorsqu'il arrivera aux abords de "Chury". Les navigateurs de l'ESA orchestreront alors une délicate manoeuvre de mise sur orbite de la sonde autour de l'astre. Ensuite, un petit robot du nom de Philae sera largué sur la comète et ira s'y poser pour en prendre des clichés et en analyser la composition. Bien que long de plusieurs milliards de kilomètres, le voyage de Rosetta est millimétré. Et son planning n'est pas moins précis : si tout se déroule selon les calculs des scientifiques de l'ESA, le contact se fera le 10 novembre 2014.

Nombre de ceux qui, dans les années 1990, ont imaginé et pensé Rosetta - la plus ambitieuse et la plus coûteuse (un milliard d'euros) mission européenne d'exploration du système solaire - seront alors en retraite ou affectés à de nouvelles tâches. "Nous avons organisé la transmission du savoir, explique Jocelyne Landeau, une des porte-parole de l'ESA. C'est un des premiers projets sur lesquels on a eu recours au "knowledge management" ("gestion des connaissances"), où on a commencé à avoir des archivages systématiques et construits des manoeuvres ou des améliorations des logiciels."

Stéphane Foucart

 

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Soleil noir sur le Pacifique

Publié le par M.Hermassi

 

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Ce dimanche 11 juillet 2010, les îles du Pacifique sud vont être plongées dans une obscurité quasi totale. Cette éclipse de soleil, phénomène rare, va durer près de cinq minutes. Les personnes présentes à Tahiti en Polynésie française l'apercevront dans la matinée et certains atolls de l’archipel seront eux dans l’obscurité complète. L'éclipse sera ensuite visible sur l'Ile de Pâques, où plus de 4 000 touristes sont attendus pour l’occasion, et en Argentine.Une éclipse totale du soleil survient lorsque la lune passe entre la Terre et le soleil, au moment où les trois astres sont parfaitement alignés.Dimanche, ce soleil noir sera d'abord visible depuis la Polynésie française en début de matinée. L'obscurité à Tahiti sera quasiment totale mais c'est dans l'archipel des Tuamotu que les ténèbres seront les plus complètes.Pour cet événement inhabituel, environ 5 000 voyageurs, des chasseurs d'éclipse, ont fait le déplacement vers la Polynésie française. Si le ciel est suffisamment dégagé, ils pourront observer ce soleil noir pendant 4 minutes et 41 secondes.L'ombre de la lune se déplacera ensuite sur l'océan Pacifique pour atteindre l'Ile de Pâques. Là encore plusieurs milliers de personnes devraient se rassembler. Mais les chances d'apercevoir l'éclipse y seront plus minces en raison des risques de nuages. Le spectacle y durera pourtant près de 5 minutes. Puis le phénomène prendra fin sur le sol argentin, peu après avoir atteint les côtes chiliennes.Ces éclipses totales sont plutôt rares, il s'agit de la 7e depuis le début du XXIe siècle. La prochaine sera visible le 13 novembre 2012 à l'extrême nord de l'Australie.

 

 

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La première greffe totale du visage a réussi

Publié le par M.Hermassi

 


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Le professeur Laurent Lantieri dans son bureau au cinquième étage du CHU Henri-Mondor. Livres de médecine et photos jouxtent des moulages de crânes.

Le professeur Laurent Lantieri et son équipe ont transplanté un visage entier. Jérôme, leur patient,se porte bien. Retour sur une première mondiale.

« Il faut vraiment être fou pour faire un truc pareil. » Cette phrase, le professeur Laurent Lantieri s'en souvient. Il est en pleine intervention, à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), le dimanche 27 juin, quand il la prononce. Sur la table d'opération, devant lui, Jérôme, 35 ans, n'a plus de visage. Avec ses seuls globes oculaires au milieu de la face, il en attend un nouveau. Le chirurgien prend conscience de la prouesse qu'il est en train d'accomplir.

C'est une première mondiale. Une transplantation nez-lèvres-menton avait été réalisée au CHU d'Amiens par les professeurs Devauchelle et Dubernard, le 27 novembre 2005. L'opération avait permis à Isabelle Dinoire, défigurée par la morsure de son chien, de retrouver un visage. En janvier 2007, le professeur Lantieri réussissait la troisième transplantation partielle sur Pascal, 27 ans, atteint de neurofibromatose, une maladie génétique qui lui déformait la face. Des greffes de ce type, il y en a eu douze dans le monde.

Une opération de deux jours

Mais jamais personne n'avait, jusqu'ici, réussi une transplantation totale. « La particularité de cette greffe c'est que nous avons inclus les paupières. Pas uniquement la peau et les muscles releveurs, mais les voies lacrymales », explique le chirurgien. C'était la phase la plus délicate. L'opération marathon a duré deux jours.

Tout commence le samedi 26 juin. Laurent Lantieri est à Nice pour un mariage. Vers 13 h, son téléphone sonne. Un homme à la peau compatible avec celle de Jérôme vient de décéder dans un hôpital de province. Le défunt, dont le nom est gardé secret, avait fait don de ses organes. Le chirurgien se rend immédiatement sur place. Le visage est prélevé dans la nuit. La course contre la montre a commencé.

Direction Créteil où une autre équipe scalpe la face abîmée de Jérôme. La transplantation débute à 21 h 30 et dure douze heures. Les chirurgiens raccordent un à un nerfs, vaisseaux, muscles et tissus. « Beaucoup de couture », résume le professeur Lantieri. Le greffon prend les formes osseuses du receveur : le nouveau visage ne ressemble pas à celui du donneur.

Jérôme est sorti de réanimation au bout de cinq jours. Aujourd'hui il va bien. « Il marche, mange, parle. De la barbe a déjà repoussé sur son nouveau visage », témoigne son chirurgien. L'homme, atteint lui aussi d'une neurofibromatose, ne supportait plus le regard des autres sur son visage déformé. Il espère désormais pouvoir « se fondre dans la foule, comme n'importe qui ».

Restent les risques d'infection et de rejet. « Ils arrivent généralement trois à quatre semaines après la greffe , prévient le médecin. Mais les rejets sont parfaitement contrôlables. »

Anne-Claire POIGNARD.

 

 

 

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Le dérapage de la presse

Publié le par M.Hermassi


 

Nous assistons, indifférents à une forme de journalisme à sensation qui ne cesse de se développer. Je parle surtout de ces articles qui violent la vie privé des gens, particulièrement des personnes qui accèdent à un poste important dans le milieu publique, ou ayant une particularité qui les rendent médiatisée, comme leur fortune par exemple. Au nom de quoi se permettent-ILS, de fouiller dans le passée privés des gens. Pourquoi ils ne l’ont pas fait avant ?  Non seulement nous ne faisons rien pour remettre ces fouilles merde à leur place, mais nous les encourageons en lisant leurs torchons sans faire de commentaires. Des qu’une personne prend de l’importance sur la scène publique, ou politique tous les phares se braquent sur elle. On fouille dans son carnet d’adresses pour voir avec qui elle a couché, si elle a touché à la drogues, combien de fois elle a tromper son conjoint etc..Si elle a une grosse fortune qu’elle  la lapide à sa façon, on l’accuse tout de suite de blanchiment d’argent, de voleur du Fiesque. On donne son fric à qui on veut, il y a bien des millionnaires qui lèguent toute leur fortune à un chat, ou à un chien. Je ne défends personne de particulier, mais on nous rabat tous les jours les oreilles avec l’affaire  de Madame Bettencourt, son affaire devient une affaire d’état. Des qu’une personne est visée, les fossoyeurs du scandale se mettent à l’œuvre. On ne ménage plus rien, on piétine la dignité des gens, tout se justifie au nom de la liberté de la presse, et de la démocratie, finalement ce n’est plus de la démocratie mais plutôt de la tauromachie, L’essentiel est d’abattre le taureau, devant des spectateurs assoiffés de sang.  Un Président, un Ministre ,ou un député élu, est un homme comme vous et moi, il a une vie privé, des petits écarts, des petites faiblesses, nous n’avons  pas le droit à les juger sur leur passé, ni sur leur conduite antérieure, mais plutôt leur demander des comptes sur leur conduite durant leur mandat pour lequel ils ont  été élu. Je préfère un Président au passé sulfureux mais efficace dans sa politique, qu’un Président au passé blanc omme neige, alors qu’il est incapable de gouverner.  Le vrai journalisme à ses cartes de noblesse, il ne doit pas s’écarter de sa charte, qui lui a conféré la responsabilité d’informer le publique, sans jamais déborder. Arrêtez d’encourager ces dérapages, vous pouvez en être un jour les victimes.

 

M.Hermassi

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