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Un ver pourrait renfermer le remède contre certaines maladies

Publié le par M.Hermassi

Hôpital

 

Le ver planaire Dugesia japonica, c'est son nom, est capable de résister à 17 bactéries pathogènes dont certaines potentiellement mortelles pour l'homme. C'est l'étonnante trouvaille faite par des chercheurs du CNRS et de l'Inserm.

Sa taille microscopique le rend insignifiant. Pourtant, le planaire, ce ver aquatique a plus d'un tour dans son sac. Déjà, il peut se targuer d'être immortel. C'est cet atout exceptionnel qui est exploité à l'accoutumée dans des études sur la reconstitution des tissus. "Si vous le coupez en 10 fragments cela vous donne 10 nouveaux vers", explique à l'AFP le chercheur Eric Ghigo, directeur de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

Plus intrépide, le Français s'est intéressé à une autre caractéristique moins connue du planaire. Plutôt que d'utiliser les sempiternelles mouches, souris, l'équipe de l'Inserm et du CNRS a eu l'idée de se servir du ver comme modèle d'organisme pour tester sa résistance à 17 bactéries pathogènes parmi lesquelles celles de la légionellose, la salmonellose, la tuberculose ou la listériose. "Nous sommes les premiers en France et au monde à avoir utilisé ce ver plat, le planaire Dugesia japonica, pour rechercher une réponse immunitaire".

Des essais cliniques d'ici 10 ans

Et cette prise de risque a été couronnée de succès : le petit ver dispose d'un incroyable système immunitaire qui le protège contre les agents pathogènes. Cette résistance bactérienne serait liée à la présence de 18 gènes dont le MORN2, un gène présent chez l'humain mais inactif.

Dans la revue Cell Host and Microbe, les chercheurs expliquent s'en être rendus compte en surexprimant le gène MORN2 dans des cultures de globules blancs humains. Et surprise, ceux-ci ont réussi à détruire les bactéries pathogènes, dont certaines sont connues pour être résistantes aux antibiotiques.

A l'heure où l'on s'inquiète de plus en plus des bactéries résistantes aux antibiotiques, ces résultats semblent très prometteurs. Ils pourraient déboucher sur des essais cliniques sur l'homme d'ici 10 à 15 ans.

 

Topsante

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