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AVC : un robot révolutionnaire pour retirer les caillots du cerveau

Publié le par M.Hermassi

Des scientifique sont mis au point une aiguille capable de retirer un caillot sans endommager le cerveau

Des chercheurs américains ont mis au point un robot révolutionnaire qui devrait, d'ici quelques années, permettre aux neurochirurgiens de retirer plus facilement les caillots sanguins du cerveau de leurs patients. De nombreux accidents vasculaires cérébraux et autres maladies pourraient ainsi être évitées, selon les scientifiques. 

Une petite aiguille pour aspirer les caillots de sang dans le cerveau : une invention qui pourrait sauver des vies, à en croire ses inventeurs. Des chercheurs de la Vanderbilt University, aux Etats-Unis, ont conçu un petit robot qui pourrait d’ici quelques temps équiper les salles d’opérations des neurochirurgiens. Il s’agit d’une aiguille composée d’une série de tubes métalliques incurvés et flexibles, commandée par ordinateur. Cet outil, dénommé "Active cannula", devrait permettre aux neurochirurgiens d’atteindre les caillots sanguins dans le cerveau de leur patient et de les retirer sans abîmer les tissus environnants. Le traitement des caillots est en effet l’un des moyens de lutter contre les AVC (accidents vasculaires cérébraux) et même d’autres problèmes de santé comme l’hypertension et le diabète, parfois liés aux caillots. Des caillots parfois fatals  Lorsqu’un vaisseau sanguin subit une lésion, une masse semi-solide et visqueuse composée de cellules sanguines se forme pour colmater la fuite et éviter l’hémorragie : c’est ce que l’on appelle un caillot. Mais lorsqu’il se détache du vaisseau qu’il est censé protéger, le caillot peut venir obstruer d’autres veines, interrompre la circulation sanguine et menacer des organes vitaux, comme les poumons ou le cerveau. Selon Robert Webster, professeur assistant en ingénierie et instigateur du projet, une personne sur 50 risque de développer un caillot dans le cerveau au cours de sa vie, et 40% des personnes ayant un caillot en meurent ou développent des lésions cérébrales. Mais lorsqu’un caillot se développe dans le cerveau, il est très difficile pour le chirurgien de le retirer, car les risques d’endommager les tissus sains sont importants. "La chirurgie classique risque d’occasionner plus de dégâts qu’autre chose", explique Kyle Weaver, neurochirurgien travaillant sur le projet. Retirer les caillots... Grâce au robot développé par les chercheurs, le chirurgien n’aurait plus qu’à scanner le cerveau de son patient. L’ordinateur établirait ensuite une carte localisant le caillot dans le cerveau, et déterminerait le chemin le plus sûr vers la zone à traiter afin de guider l’aiguille. "Le chirurgien n’aurait qu’à lancer le robot qui s’occuperait du reste. Il retirerait toute la matière à l’intérieur des limites fixées par le médecin, et rien en dehors de cette frontière", ajoute Kyle Weaver. Pour le moment, le robot n’en est encore qu’au stade expérimental et les chercheurs s’entraînent en utilisant des moules de crânes remplis de gelée imitant la texture du cerveau et des caillots. Ils explorent également la possibilité de greffer à l’aiguille un petit outil permettant de briser le caillot avant de l’aspirer, ce qui pourrait aider les neurochirurgiens à retirer des tumeurs difficiles à atteindre. ...mais aussi les tumeurs "Il y a beaucoup de coins et recoins ainsi que des vides, comme les sinus à la base du cerveau, et il y a de nombreux moyens de naviguer à travers le crâne pour arriver à ces tumeurs profondément implantées autour de structures très importantes. Mais le problème est que le corridor au travers duquel nous opérons est très petit, cela limite les moyens d’introduire et utiliser les outils habituels", explique Kyle Weaver cité par Reuters. Le robot doit encore passer par de nombreux tests et procédures réglementaires avant d’équiper les salles d’opération, mais ses inventeurs sont persuadés qu’il permettra de sauver de nombreuses vies. En France, chaque année, 130.000 personnes sont touchée par un AVC. Il s’agit de la troisième cause de mortalité après les cancers et les maladies cardio-vasculaires.

 

Maxisciences

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